Le mystère de l’astrologie

« Dîtes-moi comment je vais et comment va la France ? », c’est par cette question que François Mitterrand accueillait son astrologue à l’Élysée. Même les grands de ce monde croient aux pouvoirs des astres. Mais les signes du zodiaque sont-ils vraiment révélateurs de notre personnalité ? Que tu fasses partie des férus d’astrologie qui lisent leur horoscope tous les jours ou des scientifiques dénonçant ce mysticisme, tu trouveras la réponse à tes questions.

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Management, mon amour

Le management, s’appuie avant tout sur des interactions humaines, afin de les organiser dans le but d’augmenter la productivité de l’entreprise (le constat est sans appel en cette fin de l’an 2018, quand l’objectif final d’une action exécutée en ce bas monde n’est pas le sexe, c’est de faire de l’argent – l’un n’excluant pas l’autre – enfilez vos gilets jaunes).

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Intox by Streams : Les bijoux offerts par les Tortues Djadja proviendraient du trafic de diamants

Dans la course pour le pouvoir, tous les soutiens sont bons. Si Nicolas Sarkozy a accepté le financement discutable du colonel Kadhafi pour payer sa campagne en 2008, c’est vers les trafiquants de diamants que se sont tournés les membres de la liste verte dite « Tortues Djaja ». Contacté par une source souhaitant rester anonyme, le journal a pu se procurer des documents accablants incriminants les listeux. Mais revenons sur les faits.

Depuis le lundi 19 novembre, sentant décroître l’emprise qu’ils exerçaient jusqu’alors sur leur base électorale, les adorateurs de la tortue déploient un nouvel outil de propagande. Au travers de concours truqués consistant à identifier un ami le plus grand nombre de fois possible sur un article Facebook, ils cherchent ensuite parmi les milliers de posts les prénoms de leurs amis pour leur offrir un bijou offert par un « partenaire ». Opaque vous-dites vous ? Attendez la suite.

Ces bijoux délivrés en quantité plus que conséquente, vendus comme des accessoires d’une valeur grandement supérieure à un simple goodies de campagne, proviennent d’un partenaire établi en Angola spécialisé dans le commerce de diamants. Toutefois une fois contacté par nos services ce partenaire s’est avéré incapable de nous fournir son certificat de participation au processus de Kimberley. Rappelons que ce processus a pour but de certifier les exploitants de diamants ne subventionnant pas les conflits…

Une étude approfondie de notre part montre son implication dans la vente d’armes à différentes milices œuvrant sur le continent africain, en particulier chez sa voisine la RDC. Diverses zones d’ombres planent aussi sur une potentielle participation au trafic de stupéfiants.

La stupeur a de quoi figer les participants à ces concours ignobles. Ce qui semblait être une opération plus intéressante qu’une réduction sur une semaine de ski avec voyage en bus pour qui peut lâcher 500€ à Noël, s’avère donc être d’une parfaite ignominie. Rappelons cependant que la présomption d’innocence est toujours à l’œuvre et que tant que l’instruction n’aura pas avancé il sera encore trop tôt pour porter un jugement.

 

Enquête sur le sandwich parisien

Mardi 5 juin 2018, XIème arrondissement de Paris. Nombreux sont les fins gourmets à faire la queue afin d’acquérir les tout premiers sandwichs de la ville, au grand dam de notre actuelle Ministre de la Santé résolument loin d’être fan de ce genre de mets. Les premiers dites-vous ? Tout amateur de sandwichs sait bien qu’il n’en est rien, si bien qu’un modeste guide issu d’expériences diverses et variées semble s’imposer afin de sensibiliser les néophytes fraîchement débarqués dans la capitale.

En cas de petit creux s’offrent à vous deux possibilités : s’aventurer dans les plus beaux coins de la ville et de ses alentours, ou pour les plus flemmards recevoir une livraison directement chez soi. Attardons-nous un instant sur la première option, retenue par les plus courageux d’entre nous. D’aucuns me répondront qu’il ne s’agit pas de courage mais simplement d’une admiration pour l’architecture des gares du nord de la ville ou des magnifiques tours des villes voisines aux confins des lignes de métro, notamment de la ligne 3. Si vous optez pour ce voyage, veillez à ne pas vous prénommer Jean-Philibert, ni être fan d’Eddy de Pretto, ni dans le cas contraire à ressembler à une personne combinant ces deux caractéristiques au risque de revenir à poil de votre odyssée, la baguette entre les jambes à défaut de sandwich.

La deuxième option est la plus fréquemment choisie, du moins pour les glandeurs comme vous et moi. Cette aventure commence par réussir à dénicher un numéro qui vous permettra d’entrer en contact avec un boulanger des alentours. Comment l’ob    tenir ? Baladez-vous sur les quais ou canaux de la ville et attendez d’être approché par des apprentis boulangers, généralement assez facilement reconnaissables. Ou tournez-vous vers vos amis déjà initiés à la quête de sandwichs dans la capitale. Deuxième étape : le premier contact. Vous n’avez en aucun cas besoin de travailler la formulation du message puisque vous n’obtiendrez en réponse qu’un simple « Adresse stp ». Dès lors s’entame une attente qui peut parfois s’avérer longue, très longue, très très longue (un record de 4h30 pour ma part). En effet, les boulangers, forts de leur formation technique, délaissent généralement la partie logistique de leur activité, à tort. Il n’est pas rare de devoir attendre plusieurs heures, rythmées par vos relances et les réponses du boulanger à la tête du réseau, au français bien léché. Les boulangers semblent apprécier nous mener à la baguette et sont très inventifs lorsqu’il s’agit de trouver des excuses. Le fameux « j’ai un imprévu » annonce souvent le pire. Voici quelques exemples, preuves de leur ingéniosité, dont vous pourrez allégrement vous inspirer pour faire patienter votre pote qui vous attend déjà depuis 30 minutes à la scep.

 

 

Votre livreur utilise un panel de moyens de transport assez large : la voiture pour les mieux organisés, le métro pour les amoureux des bains de foule, le bus pour les nostalgiques du collège, ou encore le train (« Désolé c’était la merde à cause de la grève » s’exclama d’ailleurs un livreur en fin d’année dernière lorsqu’il arriva enfin à mon adresse). A présent penchons-nous sur le profil du livreur. Peu importe le quartier dans lequel vous vivez, vous le reconnaîtrez généralement assez vite. Par ailleurs, vous pourrez être témoin du non-respect d’un des principes fondamentaux de l’Organisation Internationale du Travail dans la mesure où votre livreur est susceptible d’avoir le même âge que votre petit frère alors en classe de 4ème. Mais bon, vous vous en battez les couilles parce que vous avez la dalle, que vous êtes un gros enculé ou que vous estimez que Macron a raison lorsqu’il insiste sur la nécessité d’une refonte de la filière apprentissage en France.

Dans le cas où vous seriez mécontents de la qualité ou de la taille du sandwich, résignez-vous, vous n’avez aucun recours. Vous pourrez toujours tenter de gratter sournoisement quelques graines de sésame à votre livreur, mais vous comprendrez vite que vous feriez mieux d’aller vous faire foutre car selon lui : « Vous êtes tous pareils, nous on vous demande d’être compréhensifs ». Il a raison. Allez habiter en province ou attendez Madrid. En revanche, il faut savoir que si la logistique n’est pas la tasse de thé des boulangers, ils excellent dans le marketing. Une fois votre transaction effectuée, vous serez en effet pris en charge par le service client de votre boulanger qui cherchera à vous fidéliser à l’aide de relances toujours plus innovantes qui n’ont rien à envier aux services marketing des plus grandes sociétés, et qui ne manqueront pas de vous faire sourire.

 

 

Ainsi s’achève cette enquête sur le sandwich parisien. Elle ne cherche en aucun cas à le promouvoir ni à inciter à sa consommation. Pour votre santé mangez 5 fruits et légumes par jour et évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé.

Bonus :

Intox by Streams : Jacques Cheminade s’autoproclame président de l’Agora

C’est dans un climat de tension qu’ont été hier annoncés les résultats des élections de l’Agora. Et c’est avec une surprise immense que les étudiants ont découvert Jacques Cheminade à sa présidence. Retour sur cet événement extraordinaire et décryptage des mécanismes de pouvoir à l’œuvre.

Battu nettement par son adversaire, que le plébiscite populaire voulait porter au sommet, Jacques Cheminade s’est enfermé quelques jours avec tous ses amis pour refaire l’élection dans son coin. A l’issue d’une délibération unilatérale, il a été décidé qu’il présiderait donc l’assemblée des étudiants. Ravi, il prend la parole : « C’est avec une joie immense et beaucoup d’espérance que j’entends représenter l’ensemble des étudiants de cette école. Je les remercie de la confiance qu’ils m’ont accordé et je remercie également Nathalie Artaud, Philippe Poutou, et Nicolas Dupont-Aignan, qui à eux tous me permettent de constituer un bloc fort et unanime contre la critique. »

Charles-Antoine, analyste politique du PMU de Ménilmontant, nous livre son analyse : « La démocratie c’est d’la merde. Ils nous la mettent tous par derrière et j’en ai encore des courbatures. Moi j’vous l’dit si l’Agora était le cœur de la démocratie athénienne, Périclès y a effectué 13 mandats alors on va pas m’faire croire que c’t’une surprise».

Typologie d’un stage de PMY

Alors que les PMY découvrent avec une joie enfantine la business school la plus européenne d’Europe, les tout nouveaux M1 regagnent pour leur part les bancs de l’école avec une lueur différente dans les yeux : cet été fut marquant pour beaucoup. Grâce aux nombreux Spritz sirotés en bord de plage au mois d’août ? Que nenni ! Encore PMY il y a peu, ils ont fait leur entrée dans le monde du travail il y a quelques mois et sont maintenant presque des grands.

Debrief.

Le stage de 7 semaines et 4 jours ou comment se faire exploiter : jeune et naïf prémaster attendant les vacances d’été comme le Graal – il est vrai que cette année de dur labeur a été éprouvante – tu n’as pas hésité à signer pour le stage le plus court possible. Quelle ne fut pas ta surprise lorsque tu as compris que derrière cette promesse de vacances aussi longues que la queue de la cantine un lundi à 11h30, se cachait un salaire égal à zéro. Adieu afterworks sur des rooftops hors de prix et week-ends à la mer, ce stage aura participé à creuser le trou de ton découvert. Tu as néanmoins pu savourer le pouvoir de narguer tes potes encore au bureau quand, dès fin juin, tu leur as envoyé des tonnes de snaps au bord de la piscine. Entre argent et plaisir, il faut parfois savoir choisir.

Le stage en start up ou l’esclavage moderne : tu rêvais d’être disruptif et innovateur, l’idée de participer à une grande aventure entrepreneuriale faisait battre ton cœur un peu plus vite ? Bercé de ces douces illusions, tu t’es engagé sans hésiter à devenir pour quelques mois bras droit du CEO – manager multifonctions – bizdev tout terrain, grisé à l’idée d’endosser des responsabilités en si peu de temps. Tu as rapidement compris que sous couvert de babyfoot, tutoiement généralisé et autres animations corpo, ta proactivité se mesurerait surtout au nombre d’heures effectuées, avec une préférence pour les 45 à 50h par semaine. Tu jongles entre brainstos, meetings et side projects, et struggle à caler ce call ultra important dans ta to do surchargée. Ta rémunération ne dépassant pas le minimum légal, tu maintiens que cela est largement compensé par « l’incroyable aventure humaine » que tu as vécu ces quelques mois. Exploité certes, mais tous en chœur : après de longues semaines d’exploitation sauvage, tu quittes ta start up la larme à l’œil, et ton cœur se serre en abandonnant ta team si bien teambuildée.

Le stage en m&a ou le piston à l’état pur : Ça y est. Si ambitieux et pourtant si jeune, tu l’as fait. Tu as décroché ton stage en m&a, d’une durée de 8 semaines et payé plus d’un SMIC. Tu es fier de dire que ce n’est pas grâce à ton papa et que tu as passé un entretien et envoyé une lettre de motivation pour te faire engager. Etrangement tu gardes pour toi le fait que le PDG possède le chalet voisin du tien à Méribel, on ne sait jamais, les gens pourraient douter de ta légitimité. Te voilà donc à prendre le métro tous les matins en costume cravate parmi la plèbe transpirante, te jurant que tu pourrais te permettre des uber quotidiens dès ton premier CDI. Si tu te sens au sommet de l’échelle sociale dans les transports en communs, tu déchantes vite arrivé dans ta prison dorée. Larbin parmi les larbins, tu as pour mission de photocopier, apporter du café, photocopier et encore photocopier. Fort des compétences acquises au cours de cette première expérience dans le monde du travail, tu trépignes à l’idée de les mettre en œuvre à l’ESCP Europe Library dès le mois de septembre. D’autres larbins plus chanceux ont eut l’honneur de pouvoir passer des journées de 12h sur Excel avec en prime des devoirs à faire le week-end pour le Monday Meeting à 9h pétantes. Dégoûté par l’absence de vie sociale de tes supérieurs et en même temps énivré par leurs salaires mirobolants, tu as traversé cet été une crise existentielle te faisant hésiter à te reconvertir en prof de surf à Hossegor.

Le stage en fonction publique ou la découverte de l’art de ne rien faire : travailler pour l’intérêt général et mettre tes compétences au service de ton pays te semblaient indispensables pour trouver du sens dans son activité professionnelle. Et puis il y a eu ce stage. Ce stage où l’oisiveté t’as donné l’envie de travailler comme jamais cela ne t’était arrivé, même à deux jours des maths HEC. Les 35h et pas une de plus qui t’avaient parues si complaisantes le premier jour sont vite devenues des heures d’ennui. Entre pauses café toute la matinée et urgence impérative de ton boss d’aller faire les soldes avant la pause déjeuner, tu t’es mis à rêver de ces jours de prépa maintenant si lointains où le travail était de mise à toute heure de la journée. Sorti du bureau à 18h, épuisé d’avoir passé tes deux dernières heures à perfectionner ton niveau au solitaire, tu tournes en rond en attendant que tes amis du secteur privé soient libérés selon le bon vouloir de leur patron. Avantage de ton inoccupation professionnelle, tu vas à la salle de sport tous les jours pour prolonger d’une heure ta pause déjeuner car aucun de tes collègues cgtistes n’oserait entraver ta liberté individuelle et t’interdire de prendre soin de toi. A l’heure de quitter ce doux cocon éloigné de toute forme de stress, tu as la joie de faire encore des nouvelles rencontres, dans la mesure où nombre de tes collègues étaient en arrêt maladie durant tout ton stage. Malgré tout tu es heureux de pouvoir écrire « ministère » ou « ambassade » sur ton CV, tout sera dans l’art de revendre ton périple au prochain entretien.

Le voyage humanitaire ou la survalorisation des soft skills : s’enfermer pendant deux mois au moins dans des bureaux parisiens ? Très peu pour toi. Aventurier au grand cœur, tu préfères t’envoler à l’autre bout du monde pour faire profiter des Népalais défavorisés de tes compétences en menuiserie. Avantage certain de cette activité estivale : l’éradication de ce satané bide à bière sournoisement apparu en cours d’année, à coup de dalh bat et transit intestinal accéléré. Pour les accros aux réseaux sociaux, pas de panique ! Partir en voyage humanitaire ne signifie pas abandonner sa communauté de followers, au contraire : pour quelques jours sans wifi ni 4G, vous gagnerez une foule d’abonnés autochtones assidus et investis qui n’hésiteront pas à liker et commenter toutes vos photos voire à ajouter sur Facebook tous vos amis parisiens avec qui vous acceptez de partager votre célébrité nouvelle – sharing is your new moto. Au delà de ces aspects très matériels, nous savons que nos Mohammed Yunus en herbe sont revenus transformés de cette expérience et, du fond de notre open space de stagiaire, les envions un petit peu. Alors faisons taire les rageux égoïstes qui les accusent de vouloir uniquement humaniser leur CV, bien que cette ligne sera assurément très jolie face aux recruteurs, entre option Excel VBA et spécialisation finance.