Art Maniac présente Le Conte d’Hiver

Quelques jours après le dévoilement de la pièce d’Art Maniac, je retrouve les comédiens enfin libérés du poids du secret. Ils sont fin prêts à jouer le célèbre Conte d’Hiver de Shakespeare.

 

Impatiente de découvrir la mise en scène, je me faufile dans les coulisses du théâtre, ou plutôt du Quatter où ont lieu les derniers filages. L’antre est méconnaissable, les décors et les lumières sont installés, les comédiens revêtent leurs plus beaux costumes et se maquillent avant d’entrer en scène. L’émulation règne en coulisses, la pièce va bientôt commencer. Silence, le rideau se lève.

 

Le voyage commence en terre sicilienne où le Roi de Sicile, incarné par un Léonte majestueux, et le Roi de Bohème, joué par un Polixène malicieux, sont sur le point de se quitter. Mais Léonte refuse de laisser partir son ami d’enfance Polixène et demande à sa femme, la sublime Reine Hermione, d’insister afin que Polixène reste en Sicile. Cependant, témoin des marques de courtoisie et de tendresse entre Hermione et Polixène, Léonte est pris de jalousie et accuse sa femme d’adultère.

 

C’est ainsi que le conflit entre les personnages instaure une tension dramatique. La rage dans les yeux de Léonte, autant que la colère dans sa voix, sont le signe de la jalousie destructrice qui l’envahit. Mais la Reine est-elle vraiment coupable d’adultère ? Les messagers vous le révèleront à leur retour de l’oracle de Delphes…

 

Les jeux de lumière et les bruitages créent un suspense insoutenable. Le spectateur est transporté dans l’univers tragique shakespearien avec son lot de larmes et de morts. Vous passerez du rire aux larmes dans cette tragi-comédie pleine de rebondissements. Dès le premier acte, les traits d’esprit de Polixène dévoilent le potentiel comique de la pièce, pleinement exploité dans sa deuxième partie.

 

Les plus sentimentaux d’entre vous seront comblés en assistant à l’idylle naissante entre deux jeunes amants qui, à coup sûr, sauront vous transporter dans leur aventure. La pièce est ainsi porteuse d’un discours sur la nature de l’amour allant de la romance émouvante entre une jeune fille en fleur et son prince, à la jalousie destructrice d’un Roi dément.

 

L’émotion atteint son apogée au dernier acte de la pièce puis le rideau se ferme sur un beau tableau final et marque la fin d’une adaptation théâtrale moderne et réussie. De l’ajout d’un nouveau personnage féminin, Carmen, à l’interlude musical disco, l’adaptation du Conte d’Hiver de Ronan Heuzel et Théo Riera s’inscrit résolument dans notre époque.

 

Le jeu des vingt-trois comédiens de la troupe est impressionnant. Sublimés par leurs costumes, ils entrent dans la peau de leur personnage avec une facilité déconcertante. A partir du 26 mars, ils révèlent leur talent caché au grand jour au théâtre Le Passage vers les Étoiles. Comme dirait Carmen, « faites-moi confiance », allez-y !

La solidarité internationale est-elle une nouvelle forme de colonisation ?

Du 26 au 27 janvier avait lieu le WEED :  le Weekend d’Etudiants et Développement, une formation à destination des jeunes étudiants français engagés en solidarité internationale. Avec comme thématique principale “Comment réinventer la solidarité internationale pour éviter les rapports de domination ?”, la question de la légitimité des diverses formes de solidarité semble de plus en plus actuelle.

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Des étiquettes dans nos assiettes

A l’heure où les consciences s’éveillent et où les préoccupations sont à l’avenir de notre planète, les spécialistes semblent s’accorder sur un point : nous ne pouvons continuer à consommer comme nous le faisons à l’heure actuelle. Des années de culture intensive et de productivisme agricole ont aussi bien appauvri la terre et ses exploitants que notre assiette.

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Battle of Oranges : The Carnival of Ivrea or the symbol of Italian’s rebellion against tyrants

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Et si vous partiez en Ouzbékistan…

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