Quand la planète brûle, rien de mieux que la langue de bois

Stupeur et tremblements en ce 24 juin 2015 au tribunal de la Haye : contre toute attente, l’Etat néerlandais vient d’être condamné. Les Pays-Bas sont accusés de ne pas respecter les recommandations scientifiques et les décisions internationales, en ne réduisant pas assez rapidement leurs émissions : “Le tribunal ordonne à l’Etat de limiter son volume total de gaz à effet de serre de manière à le réduire d’au moins 25% en 2020 par rapport à 1990”. Ce succès totalement inédit, on le doit à Urgenda, une initiative citoyenne néerlandaise qui a saisi en justice les Pays-Bas, en accusant l’Etat de ne pas protéger les citoyens contre les effets du dérèglement climatique, ce qui constituerait une violation des Droits de l’Homme. Cette condamnation, c’est un message fort adressé aux Etats et à leurs dirigeants, à peine quelques mois avant la COP 21 : plus personne ne veut revivre le grand fiasco de la conférence de Copenhague.

En effet, le réchauffement climatique s’accélère et ses effets sont de plus en plus visibles.

Il devient donc indispensable de lutter contre ces bouleversements et cela, nos dirigeants ont fini par le comprendre. Dès lors, écologie et climat sont au cœur des agendas politiques et des conférences internationales et on crée des ministères de l’environnement : c’est la mise en place d’une diplomatie environnementale mondiale. Cependant, derrière toute cette bonne volonté se cache une réalité toute autre, qui nous rappelle que les paroles ne valent pas les actes.

 

Copenhague, le rêve d’un sursaut mondial

 

Plus grand est l’espoir, plus terrible est la déception. Alors que le sommet de Copenhague promettait de réaliser tous nos rêves les plus fous en matière de protection de l’environnement, il s’est transformé en véritable cauchemar.

Il faut bien reconnaître que les chefs d’Etat sont venus du monde entier pour défiler à la tribune, tous affichant leurs inquiétudes pour le climat et leurs plus belles ambitions. Ils ont rivalisé de coups de menton et de poignées de main savamment médiatisées. Mais surtout, ils n’ont pas été avares en formules historiques : sauver, dernière chance, responsabilité, générations, urgence, solidarité, plus grand défi de l’humanité, historique, survie, avenir… Le sommet de Copenhague, à défaut de mettre en place de réelles mesures, fut au moins une véritable leçon d’éloquence et de rhétorique. Alors que la présence des dirigeants des pays les plus puissants offrait une opportunité sans précédent pour trouver un consensus convenant à la communauté internationale, ce sommet s’est transformé en parodie affligeante. Reste à savoir si ce sont les impostures de forme ou les impostures de fond qui ont été les plus décevantes.

Malheureusement, ces leaders n’ont pas su comprendre (ou n’ont pas voulu comprendre) que ce sommet sur le dérèglement climatique n’était pas un simple G7, et donc que la photo de famille finale n’était pas le point d’orgue de ce rassemblement.

Au début du sommet de Copenhague, le président français Nicolas Sarkozy déclare : “La conférence de Copenhague ne peut pas consister en une succession de discours qui ne se confrontent jamais. Nous ne sommes pas ici pour un colloque sur le réchauffement climatique, nous sommes ici pour prendre des décisions.” Cependant, les négociations sont un échec et les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud finissent par établir, sous prétexte du droit au développement, une feuille de route vide d’engagements, détruisant les espoirs d’une Europe divisée et impuissante.

Néanmoins, le cuisant échec de Copenhague démontre que la lutte contre le réchauffement climatique perd en consensus, voire en naïveté, ce qu’elle gagne en profondeur et en réalisme. Or, si on peut négocier avec les autres pays, on ne négocie pas avec la planète. Il y a 300 000 morts par an et bientôt des millions à cause des inondations, canicules, famines, épidémies… Et la Banque mondiale annonce 140 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050.

L’inaction est un crime contre l’humanité.

L’environnement : l’Eldorado de la communication politique

 

Action ou pas, la protection de l’environnement est un sujet en or pour les hommes politiques. C’est sûrement là sa dimension qui fait le plus consensus ! Habitués à des sujets sérieux, comme l’économie, la géopolitique ou le social, les leaders et ceux qui rédigent leurs discours font place à leur imagination. Mais le climat a beau être une thématique importante, on ne peut que remarquer le gouffre qui sépare ces envolées lyriques de l’indigence de ce qui est fait. Les responsables politiques se comportent alors comme s’ils n’étaient que des lanceurs d’alerte, des observateurs éclairés, et non pas des acteurs majeurs. Car assumer les causes des catastrophes à venir et prendre la responsabilité de les éviter pourraient nuire à leur image. On est donc en droit de se demander si, le temps d’un discours, nos dirigeants ont une réelle volonté de répondre au grand défi de l’humanité.

 

Le leadership environnemental : un nouveau critère de puissance

 

“Make our planet great again” Nous sommes nombreux à avoir esquissé un petit sourire en attendant Emmanuel Macron prononcer ces quelques mots lors du One Planet Summit, qui se tenait à Paris. En effet, le président français parodie la devise du climatosceptique Donald Trump, “Make America great again”, peu de temps après que le président américain ait annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de la COP 21.

Ce n’est pas un hasard si le président français tente de s’imposer comme figure de proue de la protection de l’environnement en Occident. En organisant le One Planet Summit, la France se positionne comme digne héritière de la COP 21 et fait du climat un outil d’affirmation politique : la diplomatie environnementale est devenue un nouveau critère de puissance. On peut par exemple le constater avec le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris : le soft power américain a pâti de cette annonce peu populaire, donnant des Etats-Unis l’image d’une nation égoïste, plus soucieuse de la santé de son économie que de la santé de la planète, à l’heure de la prise de conscience de l’urgence écologique.

Ce phénomène, la Chine l’a bien cerné. Cependant, elle est le premier pollueur de la planète. Pourtant son droit au développement a été un de ses arguments-phare pendant la conférence de Copenhague pour prendre les mesures les moins contraignantes possibles. De premier pollueur, la Chine semble en passe de devenir premier sauveur. Avec les accords de Paris, elle a entamé sa transition et elle compte “baisser l’intensité carbone de 60% à 65% par rapport à 2005” et “porter la part des énergies non fossiles dans la consommation énergétique primaire à environ 20%” d’ici 2030. En 2018, elle a déjà atteint ses objectifs fixés lors de la COP 21 deux ans en avance. Il en est de même pour son voisin, l’Inde, qui est le troisième pollueur de la planète. L’Inde fait taire un grand nombre de sceptiques en étant sur le point de dépasser certains de ses objectifs, comme, par exemple, en portant la part des énergies renouvelables à 40% de la capacité installée d’ici 2025, au lieu de 2030. La Chine et l’Inde, anciens cancres du développement durable et de l’écologie, semblent donc avoir pris conscience de la nécessité de la transition écologique et s’imposent de plus en plus comme leaders en matière de protection de l’environnement.

Cela leur confère une légitimité plus importante dans les négociations internationales, grâce à un soft power accru.

“C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas” affirmait déjà Victor Hugo au XIXème siècle. Si l’homme n’écoute pas la nature, il aime en tout cas s’entendre parler sur celle-ci. La diplomatie environnementale est au cœur des défis du XXIème siècle, mais plus particulièrement au cœur des luttes de pouvoir. Cependant elle ne doit pas se contenter de satisfaire le show diplomatique, en promettant l’action pour bientôt.

Nous avons le devoir de réussir. Dans un monde devenu des plus complexes, la lutte contre le réchauffement climatique est aussi cette utopie : offrir aux hommes un projet de coopération, qui remplace cette constante compétition. Nous devons refuser ce bal des égos politiques qui semble ne pas vouloir finir, nos dirigeants rivalisant d’éloquence, de projets ambitieux, mais finalement refusant de bousculer les forces qui nous entraînent dans le chaos climatique. Il est temps de rendre réelles ces idées beaucoup trop virtuelles. La grande bataille entre citoyens, lobbys et Etats est engagée, et elle fait rage.

Le sommet de Copenhague a été l’apogée de la prétention oratoire. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’il reste une exception.

Le récap’ Streams #5

Semaine du 25/03 au 31/03 :

 

  • L’info société : les autorités réfléchissent à un substitut pour remplacer le gilet jaune utilisé à des fins de sécurité routière. En effet, depuis la naissance du mouvement social les confusions sont de plus en plus fréquentes.

 

  • L’info culturelle : le Nutella est maintenant inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO

 

  • L’info sportive : suite aux piteux résultats du club, le Paris-Saint-Germain a annoncé la signature de l’attaquant turc Kostas Mitroglou pour 120 millions d’euros.

 

  • L’info politique : Manuel Valls a annoncé vouloir se présenter à la mairie de Paris. Il a déclaré : « je me suis toujours senti pleinement Parisien »

 

  • L’info scepienne : en raison de l’incompréhension générale causée par ce cours, l’administration a annoncé la validation automatique de l’épreuve de coding pour tous les élèves.

 

Je suis un monstre sanguinaire

Préambule : l’opinion exprimée dans cet article ne concerne que son auteur et ne doit pas être assimilée au point de vue de l’ensemble de l’équipe de Streams. La bise.

 

 

9h02, Saône et Loire, un samedi de novembre. Devant une ferme isolée, un groupe d’une vingtaine d’énergumènes, majoritairement masculins, et tous habillés d’un gilet orange, se détachent de la brume. S’agit-il là du second souffle du mouvement des gilets jaunes ? Non, c’est bien pire.

Au fur et à mesure que le spectateur se rapproche, le spectacle se fait plus précis, et plus terrifiant. A l’épaule de ces individus se détache le canon scintillant d’un calibre 12, d’un express, ou d’une carabine à lunette. A leur pied, une meute de chiens s’agite, prête pour la curie. A leur cou, une trompe, futur messager de leur morbide succès. Les visages sont froids, placides, décidés.

Vous l’avez compris, ce groupe mystérieux est constitué de ce que beaucoup considèrent comme l’une des pires engeances de l’humanité, ceux dont le passe-temps consiste en un massacre méthodique d’êtres vivants dont le seul crime est de passer au mauvais endroit, au mauvais moment : les chasseurs.

Vaste sujet que la chasse. Vaste car très méconnu, pour la simple et bonne raison que beaucoup n’ont que très peu envie de la connaître. Pourtant, et malgré le ton faussement moralisateur de ce début d’article, je vais tenter – je dis bien tenter – de m’atteler à l’homérique tâche de défendre cet art (car c’en est bien un).

Pour cela, laissez-moi démonter – ou non – avec vous deux idées reçues qui circulent concernant la chasse. Notez que ma modeste analyse ne s’attaquera pas au domaine à part qu’est la chasse à courre, pour la simple et bonne raison que mes connaissances y sont bien trop limitées. Je laisse les vrais experts nous éclairer s’ils le souhaitent en commentaire de cet article.

Mais trêve de mondanité, il est l’heure de s’attaquer au cœur du problème.

 

« Les chasseurs tuent des animaux innocents »

 

A ce moment précis, tout défenseur de la cause animale qui se respecte se demande comment je vais bien pouvoir discuter cette affirmation qui semble, pour le coup, indiscutable. Alors oui, bien sûr, le gibier tué lors de chasses n’a rien « fait » au chasseur qui l’abat. Il ne s’agit pas ici d’une mort « justifiée » comme pourrait l’être celle d’un soldat sur le champ de bataille (encore que la justification de cette dernière soit également discutable mais c’est un autre débat).

Mais il est important de noter que le chasseur ne tire pas sur « tout ce qui bouge ». En effet, la grande majorité des espèces sont interdites à la chasse. Ne sont autorisées que les espèces considérées comme « nuisibles », c’est-à-dire dont la prolifération serait dangereuse pour l’agriculture, voire pour l’équilibre de l’écosystème.

L’existence « de chasses administratives », c’est-à-dire de chasses demandées par l’Etat et non organisées par les chasseurs eux-mêmes, montrent bien que l’action des chasseurs est nécessaire : la population de certaines espèces, comme les sangliers, nécessite d’être régulée pour perdurer. Allez donc dire au fermier dont les cultures ont été ravagées par une harde de sangliers que les chasseurs sont des monstres. Sa réponse risque de vous étonner.

Ainsi, dans un monde où la chasse n’existerait pas, on peut supposer que ces animaux seraient abattus de manière industrielle.

Enfin, il ne faut pas oublier la sélection effectuée par tout chasseur avant son tir :  il est par exemple interdit de tirer sur une laie « suitée », c’est-à-dire suivie de ses marcassins, puisque sa mort entraînerait automatiquement celle de tous ses petits livrés à eux-mêmes.

 

« Les chasseurs tuent par plaisir »

 

Peut-être l’opinion la plus répandue sur la chasse et les chasseurs. Quel chasseur n’a jamais entendu la sempiternelle « Et ça te fait plaisir de tuer des animaux ? ». Non. C’est un peu plus compliqué que ça.

 

Alors oui, la mort de l’animal constitue la finalité d’une chasse. Mais tout comme un bon soldat respecte son ennemi, un bon chasseur – n’en déplaise aux Inconnus – respecte l’animal. Les vidéos morbides qui circulent sur Facebook ne doivent en aucun cas résumer la manière de faire des chasseurs. En témoigne le vocabulaire utilisé : un animal blessé n’est pas inhumainement laissé à son triste sort, il est « servi » (autrement dit, achevé). De même, l’animal mort se doit d’être « honoré » par le chasseur, qui placera symboliquement des feuilles sur ses yeux. Et l’expérience montre que ce rituel n’est jamais effectué avec « plaisir », bien au contraire.

 

De simples artifices pour masquer l’innommable, me direz-vous ? L’idée est recevable. Mais toujours est-il que la mort de l’animal y est plus respectueuse qu’une simple mise à mort dénue d’émotions dans un abattoir.

Dès lors, s’il est tout à fait logique qu’une personne végétarienne soit révoltée par la chasse (c’est là son droit le plus fondamental, et loin de moi l’idée de vouloir lui ôter), on peut s’interroger sur les critiques faites pas les consommateurs réguliers de viande. Est-il préférable que l’animal qui finira dans votre assiette soit tué dans des conditions parfois inhumaines, et souvent dans d’atroces souffrances (cf l’abattage des poulets), ou bien qu’il le soit par un chasseur qui aura le mérite de respecter l’animal, et d’abréger le plus vite possible ses souffrances ?

 

On ne peut cependant nier l’existence de grands propriétaires terriens ayant une vision bien à eux des règlements et de la pratique de la chasse en général. Cette pratique déraisonnable de la chasse (excès de tireurs, d’animaux tués, etc…) est un danger pour l’équilibre de la biodiversité, et bien souvent pour les chasseurs eux-mêmes. On en revient aux Inconnus : il est primordial de distinguer le bon et le mauvais chasseur.

Heureusement, la réglementation en vigueur est implacable. Les peines en cas d’infraction peuvent ainsi aller jusqu’à 2 ans de prison et 30000 euros d’amende.

 

Ai-je la prétention d’avoir convaincu qui que ce soit avec cet article ? Pas véritablement. La chasse fait partie de ces sujets clivants où le débat est souvent très compromis, voir impossible. La défense de la cause animale revêt pour un grand nombre de personnes une dimension quasi intime, et loin de moi l’idée de dénigrer cet engagement, que je respecte au contraire.

Je ne conteste pas l’idée que l’activité des chasseurs soit haïe en raison de sa dimension meurtrière. Mais l’ambition de cet article est de montrer qu’en plus d’être d’utilité publique, c’est une pratique que ses aficionados élèvent au rang de passion, dans le respect de l’animal et de la nature.

Art Maniac présente Le Conte d’Hiver

Quelques jours après le dévoilement de la pièce d’Art Maniac, je retrouve les comédiens enfin libérés du poids du secret. Ils sont fin prêts à jouer le célèbre Conte d’Hiver de Shakespeare.

 

Impatiente de découvrir la mise en scène, je me faufile dans les coulisses du théâtre, ou plutôt du Quatter où ont lieu les derniers filages. L’antre est méconnaissable, les décors et les lumières sont installés, les comédiens revêtent leurs plus beaux costumes et se maquillent avant d’entrer en scène. L’émulation règne en coulisses, la pièce va bientôt commencer. Silence, le rideau se lève.

 

Le voyage commence en terre sicilienne où le Roi de Sicile, incarné par un Léonte majestueux, et le Roi de Bohème, joué par un Polixène malicieux, sont sur le point de se quitter. Mais Léonte refuse de laisser partir son ami d’enfance Polixène et demande à sa femme, la sublime Reine Hermione, d’insister afin que Polixène reste en Sicile. Cependant, témoin des marques de courtoisie et de tendresse entre Hermione et Polixène, Léonte est pris de jalousie et accuse sa femme d’adultère.

 

C’est ainsi que le conflit entre les personnages instaure une tension dramatique. La rage dans les yeux de Léonte, autant que la colère dans sa voix, sont le signe de la jalousie destructrice qui l’envahit. Mais la Reine est-elle vraiment coupable d’adultère ? Les messagers vous le révèleront à leur retour de l’oracle de Delphes…

 

Les jeux de lumière et les bruitages créent un suspense insoutenable. Le spectateur est transporté dans l’univers tragique shakespearien avec son lot de larmes et de morts. Vous passerez du rire aux larmes dans cette tragi-comédie pleine de rebondissements. Dès le premier acte, les traits d’esprit de Polixène dévoilent le potentiel comique de la pièce, pleinement exploité dans sa deuxième partie.

 

Les plus sentimentaux d’entre vous seront comblés en assistant à l’idylle naissante entre deux jeunes amants qui, à coup sûr, sauront vous transporter dans leur aventure. La pièce est ainsi porteuse d’un discours sur la nature de l’amour allant de la romance émouvante entre une jeune fille en fleur et son prince, à la jalousie destructrice d’un Roi dément.

 

L’émotion atteint son apogée au dernier acte de la pièce puis le rideau se ferme sur un beau tableau final et marque la fin d’une adaptation théâtrale moderne et réussie. De l’ajout d’un nouveau personnage féminin, Carmen, à l’interlude musical disco, l’adaptation du Conte d’Hiver de Ronan Heuzel et Théo Riera s’inscrit résolument dans notre époque.

 

Le jeu des vingt-trois comédiens de la troupe est impressionnant. Sublimés par leurs costumes, ils entrent dans la peau de leur personnage avec une facilité déconcertante. A partir du 26 mars, ils révèlent leur talent caché au grand jour au théâtre Le Passage vers les Étoiles. Comme dirait Carmen, « faites-moi confiance », allez-y !

La solidarité internationale est-elle une nouvelle forme de colonisation ?

Du 26 au 27 janvier avait lieu le WEED :  le Weekend d’Etudiants et Développement, une formation à destination des jeunes étudiants français engagés en solidarité internationale. Avec comme thématique principale “Comment réinventer la solidarité internationale pour éviter les rapports de domination ?”, la question de la légitimité des diverses formes de solidarité semble de plus en plus actuelle.

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Des étiquettes dans nos assiettes

A l’heure où les consciences s’éveillent et où les préoccupations sont à l’avenir de notre planète, les spécialistes semblent s’accorder sur un point : nous ne pouvons continuer à consommer comme nous le faisons à l’heure actuelle. Des années de culture intensive et de productivisme agricole ont aussi bien appauvri la terre et ses exploitants que notre assiette.

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Battle of Oranges : The Carnival of Ivrea or the symbol of Italian’s rebellion against tyrants

It is Sunday, the third of March, two in the afternoon in Ivrea, Italy, and the piazza di Città is silent. An enormous crowd constituted of people wearing Phrygians caps on their heads and holding oranges in their hands is waiting. Not far from the square, you can hear the clapping of horses’ hooves on the cobblestones. The crowd is getting excited. Finally, the carriages of the “Aranceri” (the orange-throwers, which represents the guardians of the tyrant’s state) enter the crowded square : the mob explodes and starts throwing oranges at the guards in helmets perched on tanks. The carnival of Ivrea truly begins.

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