En École, nous sommes tous des Harvey Weinstein 

Par L & A.
Illustration : Louise Hourcade.

Impossible de ne pas avoir été happé(e) par le tourbillon médiatique qui frappe la question du harcèlement féminin, avec en figure de proue de ce mouvement le personnage tristement connu de Harvey Weinstein. Les témoignages de femmes qui dénoncent des cas d’abus et les campagnes de mobilisation foisonnent sur tous les supports de communication. Que l’on adhère ou pas à cette ‘’chasse aux sorciers’’, le temps du silence est révolu et ce n’est pas trop tôt.

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Épistémologie de la gigue

Chaque année, depuis des décennies, la même histoire se répète pour les élèves de première année de ESCP Europe. Ils entendent le mot gigue sans cesse depuis leur arrivée. Vocable au sens d’abord obscur, ils s’en imprègnent peu à peu, au fil des apéros, au contact de leurs 2A. Mieux, certains la pratiquent sans même s’en rendre compte (parfois depuis leur plus tendre enfance), et ce n’est qu’au terme d’une longue et minutieuse introspection que les plus téméraires d’entre eux comprennent les tenants et les aboutissants d’un tel comportement. Alors, la gigue : véritable fléau de la vie associative ou symptôme d’une bonne volonté sociale des plus humaines ?

Il convient avant tout de définir le plus exhaustivement possible ce terme. On associe volontiers à la gigue un comportement visant à s’attirer les bonnes grâces des membres d’une association que l’on aimerait rejoindre. La gigue recouvre évidemment plusieurs réalités, échelonnables sur quatre niveaux.

Fondamentalement, aucune structure sociale n’est exempte de gigue, c’est un phénomène naturel qui oscille entre hypocrisie, zèle, sociabilité et gentillesse. ESCP Europe est donc un formidable laboratoire humain à Paris intra-muros où se sont mises en place certaines stratégies de gigue, expérimentées par des dizaines de promotions, aux résultats plus ou moins concluants. Les témoignages d’experts en gigue ont permis d’établir la déclinaison suivante.

    • La gigue traditionnelle. C’est la forme la plus simple et répandue de gigue. Vous tâchez de montrer votre intérêt pour l’association par le biais de moyens on ne peut plus conventionnels parmi lesquels la discussion autour d’une pinte, le trémoussement sur de la bonne musique, les blagues.

    • La gigue anticipée. Vous visez une association depuis belle lurette et vous êtes prêt à tout mettre en œuvre pour y accéder. Dès les oraux, repérage. Au WEI, consolidation. Aux apéros, concrétisation.

    • La gigue ciblée. Vous repérez certes l’association de vos rêves, mais aussi un/une 2A qui correspond à vos critères physiques. Rejoindre l’association une fois que vous êtes en couple avec lui/elle est un jeu d’enfant. C’est ce qu’on appelle faire d’une pierre deux coups.

    • La gigue biaisée. Tous vos amis (de la crèche, du lycée, de prépa, de l’ESCP, peu importe) sont dans l’association, ou mieux, des membres de votre famille : un grand frère ou une cousine ont un jour porté ce pull si convoité. C’est du tout-cuit.

    • La gigue transversale. Vous visez une association pour en atteindre une autre. De prime abord, ça frôle l’absurdité, et pourtant, l’efficacité est avérée : petit à petit, l’oiseau fait son nid.

    • L’open gigue. Vous giguez partout. Et puis on verra bien où ça marche.

    • L’anti-gigue. Raser les murs et ne parler à personne peut encore attirer certaines associations, rien n’est perdu !

    • La gigue par la coinche. Le jeu de cartes qu’on ne présente plus au 79 avenue de la République reste un outil de socialisation puissant qui transcende – au moins pour un temps – la hiérarchie des associations.

    • L’esclavagigue. Vous êtes réduit à l’esclavage par les membres d’une association dans l’espoir d’être le fameux « dernier intro ».

    • La gigue bilatérale. Vous aidez un bon pote à avoir une association en l’accompagnant aux apéros, mais finalement c’est vous qu’ils intro et pas lui.

    • L’hypnogigue. Vous faites comme si vous étiez dans une association en côtoyant ses membres, et en espérant que la promo du dessous y croit afin de vous faire giguer. Mêmes befores, mêmes apéros… tout y est, sauf le pull.

Force est de reconnaître que cet emploi du mot gigue est circonscrit à la sphère scepienne. Ainsi, si vous tapez sur l’outil google « gigue », vous découvrirez qu’il s’agit d’une danse d’origine anglaise ou irlandaise (European Identity) populaire au Québec (Global perspective) à la fin du XIX° siècle. Prudence cependant si vous employez ce terme à Jouy-en-Josas, où le sens est tout autre. La gigue est là-bas une corvée, quelque chose de désagréable à faire, et « se faire giguer » ne signifie rien d’autre que « se faire traquenarder ».

       rituel d’intronisation au cœur de la campagne josassienne qui consiste en l’emberlificotement dans du fil

S’il fallait conclure en ces temps troublés de gigue exacerbée, sans doute les mots de Ronald McDonald, « venez comme vous êtes », seraient suffisants.

[INTOX BY STREAMS] À la découverte du campus de Novancia

Comme vous le savez tous, aujourd’hui fut un grand jour pour une poignée d’élus de l’ESCP européenne. Ces quelques individus triés sur le volet ont ce matin découvert dans un plaisir convulsif le superbe campus de Novancia Business school. Et devinez quoi ? Aly était présent pour ce jour de rentrée…

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10 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur ESCP Europe

Par Rémi Curly

1. L’école a été dirigée pendant 10 ans par une femme.

ESCP Europe est la première des « trois parisiennes » a avoir eu à sa tête une femme. En 1989, Véronique de Chantérac-Lamielle devient directrice de l’école, succédant à Jacques Perrin. Elle le restera jusqu’en 1999. Cette docteur en droit, diplômée du Centre européen d’études universitaires des communautés européennes a été enseignante à ESCP à partir de 1972, puis à HEC en 1977.

2. Un campus à Oxford

Avant, le campus britannique de la plus européenne des écoles de commerce était situé à Oxford. Il faut attendre 2005 et quelques 14 millions d’euros d’investissement de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) pour voir l’installation d’un campus en plein cœur de Londres.

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Viré de son asso humanitaire après avoir refusé de poster sur Instagram une photo de lui avec un enfant du village sur ses épaules

L’association, qui ne souhaite pas que l’on communique son nom, a pris la décision ce vendredi 4 août à 8h du matin (heure de Paris GMT +1). Triste nouvelle pour l’étudiant e16032* (dont on ne fera pas mention non plus). Après moultes négociations avec l’administration ESCP Europe, il devra en effet faire 2 semaines au Mcdo Parmentier pour valider ses 8 semaines de stage, sous peine de devenir le 18ème redoublant de la promotion Audrey Lacoste.

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SIGEM 2017 : Arsenal maintient sa quatrième place

Peu de surprises dans ce nouveau classement SIGEM 2017. Tout en haut, les Parisiennes restent parisiennes. En-dessous, la bataille est rude. Parmi les classiques du classement SIGEM, on retrouve bien évidemment l’éternel 4ème, Arsenal. L’occasion pour Streams ESCP Europe de rencontrer l’entraineur dans sa résidence secondaire.

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Marche des fiertés 2017 : un anniversaire en demi-teinte

Par Pauline Deydier

Ce samedi 24 juin, l’Inter-LGBT* célébrait 40 ans de luttes, à l’occasion de l’édition 2017 de la Marche des fiertés, à Paris. Un anniversaire que les utilisateurs de Facebook n’ont pas pu oublier, puisque le réseau social proposait un like « arc-en-ciel » pour l’occasion. Si malgré tout vous êtes passé à côté de l’évènement, séance de rattrapages avec les reporters de Streams qui se sont rendus sur place.

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