The hateful seven

Dans un excellent western sorti en 2015, Quentin Tarantino mettait en scène huit cow boys égarés, forcés par une tempête de neige de trouver refuge dans une mystérieuse mercerie. Un huis clos palpitant aux personnages bien campés, dont on sentait bien, dès le départ, que leurs divergences de points de vue et de desseins ne pourraient conduire qu’à un carnage. D’autant qu’on connait la fascination du réalisateur pour l’hémoglobine : enfermer huit cow boys (et au moins autant de guns) sous le même toit, alors même que les plaies de la guerre de Sécession sont encore béantes… Bad idea.

À la veille de l’ultime duel politique qui aura lieu dimanche, retour sur une primaire de la droite et du centre qui combinait elle aussi tous les éléments d’un bon Tarantino.

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La Commune de l’ESCP, insurrection et autonomie

Par Corentin Jaouen

Depuis quelques jours, l’ESCP prend des airs de Commune : l’état d’urgence est proclamé chez la direction de l’école parisienne. Mais point de barricade dans cet environnement feutré, juste une banderole insolente habillant les murs qui donnent sur la paisible avenue de la République. Pour une école de commerce, généralement peu à l’aise dans le costume du manifestant, et où l’image est reine, l’utilisation d’une banderole est un symbole déjà fort.

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Shudders down the World’s spine: Trump secures his election.

By Thomas de Réals

Here’s a letter to you, America, that I hope accurately depicts the way French youth and a good part of the world perceived the choice you made on November 8th.

And the rest of the world watches aghast as America frantically scuttles its own ship and sinks while a majority of its passengers give us the finger from the deck.

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Sartre, le FOMO et les apéros d’asso

Par Anne-Charlotte Peltier

Avis à ceux qui ont ressenti un sentiment vertigineux face à la multitude d’événements Facebook qui ont pris possession de leur page d’accueil en ce début d’année scépien, qui ont tant bien que mal essayé de concilier les apéros des assos qui les intéressaient, les conférences en tout genre et les bières avec leurs potes restés de l’autre côté du portail sacré du 79 avenue de la République. Ce sentiment de désarroi alimenté par l’impression de toujours louper quelque chose ( du cours de ping pong à la conférence de NKM en passant par l’apéro de Tribunes) répond au doux nom de FOMO, et semble avoir été conceptualisé par l’École de philosophie américaine 2.0 qui balance ses réflexions existentielles sur Instagram ( et sur Codes de Meufs pour la version franco-française).

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