Petit florilège du scepien en confinement

Le confinement…Après déjà plus de quatre semaines à vivre (survivre) enfermés, nous voilà encore repartis pour un long mois d’isolement. Si l’on commence tous et toutes à nous découvrir une routine (plus ou moins plaisante), des types de scepiens en confinement commencent à émerger. Petit florilège non exhaustif :

L’accro à Facetime/Skype : Aaah la technologie, cette invention merveilleuse qui nous permet de pouvoir continuer à boire des verres en terrasse (ça aide d’avoir un grand jardin) en bonne compagnie même en étant confiné: l’apéro-skype rythme la journée très remplie de ce scepien et devient un moment privilégié de commérages et rattrapages de potins. Il ne manquerait plus que les « meufs, je t’ai pas dit » entendus de trop nombreuses fois en terrasse et on y croirait.

L’influenceuse/eur : A grands coups de stories Instagram, l’influenceuse/eur ne lésine pas. En proposant à ses fidèles followers de découvrir ses goûts musicaux (douteux pour la plupart, admettons-le) et en n’hésitant pas à reposter les « souvenirs » des années précédentes, il se console de sa solitude en se rappelant sa vie d’avant, quand il était encore en contact avec la civilisation. En attendant de retrouver la vraie vie, il faut bien s’occuper.

Le faux débauché : Au temps béni où son antre, le Quatter, était encore ouverte, il enchaînaît semaine après semaine les 5 sur 5. Mais confinement oblige, il est de retour chez ses parents. Après des mois (années même) à dissimuler ses véritables occupations à l’ESCP (si si Maman, je t’assure que je suis avec mon groupe de révisions ce soir), il doit prendre sur lui pour ne pas dévoiler son véritable visage. Eh oui, c’est plus difficile d’exercer son talent de buveur invétéré et de poursuivre sa vie de débauche quand on est chez ses parents. Alors, le débauché met en place toutes sortes de stratégies pour ne pouvoir boire ne serait-ce qu’une bière, fumer ne serait-ce qu’une cigarette : aller s’isoler dans son hamac au fond de son jardin, prétexter toutes sortes de bonnes occasions pour fêter ça. Mauvaise nouvelle, personne n’est dupe.

L’Apollon en devenir : Squats, abdos, pompes, régime sain, il fait tout ce qui est en son pouvoir pour éliminer le début de bide à bière qui commençait à s’installer. L’Apollon ne perd pas son objectif de vue : le corps parfait, le Graal, qui lui servira à (enfin) se sentir bien sur la plage de la destination paradisiaque qu’il espère pouvoir visiter cet été. Mais le véritable dessein de notre Apollon est tout autre : être digne de sa target (préma fraîchement sélectionné(e), ou déjà repérée pendant l’année,pas de déçus) qu’il pourra enfin impressionner à la rentrée ou encore pendant le SMAQ, moment incontournable de son année.

L’exilé en province : Dès l’annonce du confinement, il s’est précipité dans sa résidence secondaire en Province. Depuis, il découvre le calme, l’air frais de la campagne et surtout la nature, ce dont il ne manque pas de s’extasier (sur Insta, voir influenceur précédemment décrit). Toutefois, tout cet espace l’angoisse et il a (secrètement hâte) de retrouver la pollution et la grisaille parisienne. Patience, c’est bientôt fini.

La loque : 35 paquets de chips engloutis, 5 séries terminées et des jours à vivre la nuit et à dormir la journée, la loque s’est surpassée. Après tout, il faut bien rentabiliser autant de temps libre. Tout aspect de productivité a fuit la vie de ce scepien, dont l’activité physique se résume aux (nombreux) allers-retours entre son canapé et son frigo. Si l’on en croit la légende, il a fini d’écumer tout le catalogue Netflix. Si si ça existe.

Toute ressemblance avec des personnes existantes n’est que le fruit d’un malheureux hasard.

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