Octobre Rose édition 2020 à l’ESCP : quel bilan ?

Depuis presque un an, la COVID-19 a une hégémonie médiatique sur le domaine de la santé. Pourtant, il est nécessaire de continuer le combat contre les autres maladies, qui semblent un peu oubliées, ou du moins, qui ont un retentissement moindre face à l’ampleur de la crise sanitaire en France.

Comme le rappelle Ruban Rose, première association en France de la lutte contre le cancer du sein, ce dernier « ne s’est pas mis entre parenthèses » pendant le confinement. Cette année encore, on déplore plus de 12 000 décès.

« Pire », ajoute l’association. « Pendant la pandémie, on sait que beaucoup de personnes malades ont interrompu leur parcours de soins et que moins de dépistages ont été effectués. »

Heureusement, Octobre Rose est un événement à l’ampleur grandissante qui permet de porter l’attention sur cette maladie. En ce début de mois de novembre 2020, il semblait important d’établir un bilan sur son écho dans notre école. Nous avons alors d’abord effectué un sondage, suivi d’une infographie, que nous souhaitions compléter grâce à l’interview de l’association étudiante Cheer Up.

 

1) Pouvez-vous rapidement présenter l’association et nous parler de l’importance d’Octobre Rose pour vous ?

Cheer Up est une association fédérale, où l’ESCP est une des 23 antennes. Notre mission principale consiste à aller dans les hôpitaux pour des visites et rencontrer des jeunes (15-25 ans) atteints de cancer. Le but est de leur faire oublier pendant un temps leur maladie et surtout de les aider à se projeter dans le futur à travers la création de projets qui leur tiennent à cœur, allant du tour de France à vélo à la sortie d’un album de rap. Cela passe également par des activités à l’hôpital le weekend.

En dehors de l’hôpital, Cheer Up organise des évènements de sensibilisation ; c’est le cas d’Octobre Rose. Pour nous c’est un moment phare de l’année, qui nous permet de communiquer sur la maladie pour que les promos en sachent un peu plus sur le cancer et surtout sur son impact. En dehors de la souffrance physique il y a une forte souffrance psychologique consécutive à l’isolement pour les chimios, les traitements, c’est aussi pour cela que la sensibilisation est importante.

 

2) Pouvez-vous également nous présenter votre partenaire Rose Up ? En quoi consiste votre action avec eux ?

Rose Up est une association qui a vu le jour en 2011. Les deux fondatrices ont vécu intimement les conséquences de la maladie. C’est une expérience marquante et difficile. Elles ont alors pensé à l’accompagnement des femmes pour les aider à mieux supporter la maladie à travers la construction d’un magazine gratuit, accessible à toutes, qu’elles pourraient emmener à l’hôpital pour garder espoir et se sentir moins seules. Le but de l’association est de les aider à « voir la vie en rose malgré le cancer ». Par la suite, l’association s’est développée en constituant des maisons roses qui permettaient un accompagnement, tout en soutenant également la recherche.

Notre action consiste davantage dans ce cadre à une levée de fond. La sensibilisation se fait au détour du stand, en discutant et en parlant autour de nous. De même, les photos de mandat vont vers cet objectif de sensibilisation. Ce n’est pas banal de croiser des gens à demi nu sur Facebook, cela interpelle et c’est là l’objectif de notre communication. Un grand nombre de femmes peut subir parfois l’ablation de leur sein malade ; se mettre à nu est un moyen de soutenir la cause en la rendant visible.

 

3) Avez-vous quelque chose à ajouter, un message à faire passer ?

Il y a un chiffre triste mais certain : nous serons tous touchés de près ou de loin par le cancer et particulièrement par le cancer du sein. Chacun doit avoir conscience qu’il peut agir, à toutes les échelles pour apaiser la maladie ou soutenir celles et ceux (car le cancer du sein peut toucher les hommes, même s’il s’agit d’une minorité) qui se battent contre elle.

Enfin nous voulons sincèrement remercier tous ceux qui ont participé à cette collecte. Cela montre à travers cette levée de fonds record que de plus en plus d’étudiants de l’ESCP se sentent concernés par la cause et sont prêts à la soutenir. Cela prouve que notre mission est une réussite et cela renforce notre volonté de sensibiliser et nous battre contre cette saloperie de cancer. Nous espérons que la tendance se poursuivra d’année en année et qu’un nombre croissant d’étudiants se sentira concerné par les enjeux de la cause.

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