Macron et l’écologie : je t’aime moi non plus

Macron et l’écologie, c’est une longue et tumultueuse histoire d’amour. D’abord la fougue, le titre de « champion de la Terre » (rien que ça) attribué en 2018 à notre cher président par l’ONU, puis le charme : on se rappelle du « Make our planet great again » répliqué à Donald Trump et largement salué par les Français. Mais derrière la séduction et l’apparat, dans le réel concret, le couple Macron-écologie rencontre comme tous les autres des difficultés. C’est le départ fâcheux de la marieuse Hulot. Ce sont les « cadeaux » accordés aux chasseurs. C’est aussi la mobilisation des jeunes unis derrière la vague Thunberg dénonçant un gouvernement oisif. Le couple Macron-écologie parviendra-t-il à éviter la rupture ? Devant le souverain juge des électeurs de 2022, sera-t-il jugé sincère ou brocardé de la redoutable étiquette « Green washing » ?

Sans procès d’intention revenons après 3 ans de mandature sur ce qui a été fait. Une action manifeste a été réalisée depuis le début sur la lutte contre le gaspillage. Dans la foulée de l’interdiction des sacs plastiques (2016, Ségolène Royal), les touillettes, pailles, cotons-tiges, couverts, gobelets, assiettes plastiques à usage unique seront bannis d’ici à 2021. Même chose pour les bouteilles d’eau en plastique dans les cantines scolaires (quid de l’Escp ?) d’ici 2022. Plus globalement, l’Assemblée nationale a voté la fin du plastique à usage unique d’ici 2040.
Autre priorité, la transition énergétique. La fermeture de Fessenheim, le soutien financier et juridique gouvernemental pour accélérer la lente montée en puissance de l’énergie éolienne (1 Gw supplémentaire/an), solaire, la biomasse. La fermeture des centrales à charbon d’ici la fin du mandat ; le charbon représente environ 3% du mix énergétique, quid du reste ? C’est ici que le bât blesse, trop peu de choses ont été faites pour réduire les 44% attribués au pétrole dans le mix énergétique. La prime sur les véhicules électriques, hybrides, c’est bien, l’objectif de 50% de véhicules propres pour l’Etat, c’est mieux (surtout s’il est respecté). Mais c’est long, trop long et clairement insuffisant. Et c’est à l’image de tout le bilan du gouvernement, des petits pas nécessaires, insuffisants, et parfois contrebalancés par des mesures contradictoires ou des reports.
Exemples : augmentation des aides de conversion à l’agriculture biologique, objectif de 20% de bio dans les cantines ; dans le même temps suppression des aides au maintien des exploitations bio. Sur le plan de la biodiversité, on note l’interdiction de différents néonicotinoïdes (dévastateur sur les insectes), la limitation des seuils acceptés de chlordécone mais la prolongation de l’autorisation du glyphosate. Même chose avec le plan vélo (350 millions investis sur 7 ans) d’un côté et de l’autre le coup de rabot massif sur l’aide à la rénovation énergétique accordé aux particuliers qui avait pourtant fait ses preuves. Un budget de l’écologie augmenté, mais surtout en comptabilisant des dépenses préalablement inscrites dans le périmètre du ministère des transports.

C’est donc un bilan en demi-teinte qui transparaît de l’action gouvernementale. Un bilan fait de petites mesures techniques bienvenues mais dénotant un réel manque d’ambition (posez la question à quelqu’un de votre entourage sur 3 mesures prises par le gouvernement), et qui reporte au loin les grandes décisions. Un bilan qui restera davantage marqué par des coups d’éclat de communication (suspension de Notre-Dame des Landes, projet de la montagne d’or en Guyane, investissement notable du président sur la scène européenne et internationale) que par un changement profond de notre modèle économique et / ou énergétique. A moins que l’actuelle crise sanitaire ne soit l’opportunité de repenser notre modèle économique, de rapatrier massivement nos usines.

Olivier Laborde

Merci à mon illustratrice Pépé

Culture et confinement

Voici déjà un peu plus de deux semaines que nous sommes tous cloîtrés chez nous. Plus de sortie au musée, ni au théâtre, ni au cinéma… Les livres de votre bibliothèque commencent à s’épuiser tout comme les films et séries Netflix que de toute façon vous aviez déjà écoulés depuis septembre.

Que faire alors pour ne pas sombrer dans l’ennui et/ou la paresse intellectuelle ?

Nombre d’organisations, d’entreprises mais aussi de particuliers ont décidé d’aider la collectivité en mettant à disposition des contenus divers et variés.

Streams, toujours à votre service, en a recensé quelques-uns dans cette toute première édition du SCEBDO.

  1. Spectacles

En France…

  • L’Opéra de Paris

Et c’est la grande institution qu’est l’Opéra de Paris qui a ouvert le bal en mettant à la disposition de tous et toutes ballets et opéras sur leur site. Sont actuellement en ligne le ballet Giselle, l’opéra Les Indes Galantes, les Symphonies numéros un à six de Tchaïkovski ainsi que l’opéra Don Giovanni. Attention cependant, chaque captation ne reste pas indéfiniment…

Pour y accéder : https://www.operadeparis.fr/magazine/a-revoir

  • La Philarmonie de Paris

En réponse au confinement, la Philarmonie a quant à elle décidé d’offrir un concert par jour à ses auditeurs. Ce dernier reste donc en ligne vingt-quatre heures, jusqu’à ce que le suivant le remplace. Si ce dispositif a été mis en place suite à la situation exceptionnelle que nous vivons, d’autres initiatives de l’institution musicale sont toujours disponibles sur le même site. Au programme rediffusions de concerts mais aussi entretiens et reportages. 

Pour y accéder : https://live.philharmoniedeparis.fr/

… et ailleurs

  • Broadway

Quoi ?? Mais c’est payant ?? Alors, oui. C’est 8,28€ par mois. Cependant, il y a sept jours offerts pour toute première inscription. Et c’est déjà ça de pris. De toute façon, on n’a rien à faire donc rien que remplir le formulaire d’inscription vous fera passer le temps. En plus on n’a pas droit à la CoMu pour l’instant…

Pour y accéder : https://www.broadwayhd.com/

  • The Metropolitan Opera

Si vous avez fait le tour des opéras proposés par l’Opéra de Paris ou que vous trouvez que le lectorat n’a pas tant amélioré votre anglais que ça, ci-joint la solution. Ne nous remerciez pas.

Pour y accéder : https://www.metopera.org/

  • S’instruire

En lisant…

  • La Bibliothèque Solidaire de Facebook

Ce groupe Facebook a vu le jour suite à l’initiative de particuliers. Le principe est simple : mettre en commun les livres ou extraits de livres que chacun a sur son ordinateur. Si vous cherchez un livre en particulier, postez un message pour demander si quelqu’un peut vous l’envoyer, et à l’inverse si vous avez des livres en stock dans votre disque dur, proposez-les aux autres ! Ils vous enverront des messages afin que vous les leur transfériez.

Pour y accéder : https://www.facebook.com/groups/bibliothequesolidaire/

  • The Internet Archive

Plus d’un million de livres y sont désormais à votre disposition, et ce gratuitement et sans délai. Un beau geste et de quoi vous occuper.

Pour y accéder : https://archive.org/

… ou en suivant des cours

  • La Fondation Orange

La Fondation Orange propose des Massive Open Online Courses (MOOC) permettant à tous ceux qui le souhaitent de suivre gratuitement des cours sur divers sujets.

Au programme, beaucoup de MOOC sur l’Art mais aussi sur la préhistoire, ou encore sur l’histoire du téléphone. Vous y trouverez bien votre compte.

Pour y accéder : https://mooc-culturels.fondationorange.com/

  • Musées

Ci-dessous une liste non-exhaustive de musées proposant de découvrir leurs collections en ligne.

  • Louvre

Pour y accéder : https://www.louvre.fr/visites-en-ligne

  • Musée du Prado – Madrid

Pour y accéder : https://www.museodelprado.es/en/the-collection/art-works

  • Musée du Vatican – Rome

Pour y accéder : http://www.museivaticani.va/content/museivaticani/fr/collezioni/musei/tour-virtuali-elenco.html

  • Musée de l’Ermitage – Saint-Pétersbourg

Pour y accéder : https://www.hermitagemuseum.org/wps/portal/hermitage/panorama/!ut/p/z1/04_Sj9CPykssy0xPLMnMz0vMAfIjo8zi_R0dzQyNnQ28LMJMzA0cLR09XLwCDUyd3Mz0w8EKDHAARwP9KGL041EQhd_4cP0oVCv8Pb2BJviHmHr4-4c5GzmbQBXgMaMgNzTCINNREQAJ272H/dz/d5/L0lDU1EvUU5RSy80TlZFL2Vu/?lng=en%C2%A0

  • British Museum – Londres

Pour y accéder : https://www.britishmuseum.org/collection/galleries

  • Metropolitan Museum of Art – New-York

Pour y accéder : https://www.metmuseum.org/blogs/now-at-the-met/2020/digital-digest

  • Suggestions
  • Notre BDA adoré fait très bien son travail et nous propose fréquemment des solutions pour pallier l’ennui, dans la même veine que ce que nous venons de proposer. Restez donc à l’affût des posts de Léonard sur le groupe de promo et sur celui de la billetterie !

Leur Instagram : https://www.instagram.com/bda_escp_europe/?hl=fr

  • Notre très chère VO non plus n’est pas en vacances non plus et suggère tous les jours un film ou une série sur leur Instagram. Vous pouvez aussi leur envoyer des messages privés afin qu’ils vous conseillent selon votre humeur et plateforme de visionnage.

Leur Instagram : https://www.instagram.com/version.originale.escp/?hl=fr

  • Enfin, le génie musical de Sean Polyphony n’a pas été endommagé par le virus et sa team ATAD continue de vous régaler avec une découverte de chanson par jour, publiée sur leurs réseaux. En plus, ils ont créé une playlist Spotify et une playlist Deezer les regroupant toutes.

Spotify : https://open.spotify.com/playlist/0aPI9ZKxMVj8Q8fk2Crarf?si=hjCt-rpjTtyZgou4hEj4eg

Deezer: https://www.deezer.com/playlist/7430194764?utm_source=deezer&utm_content=playlist-7430194764&utm_term=3550281784_1585223240&utm_medium=web

            Leur Instagram : https://www.instagram.com/seanpolyphony/?hl=fr

  • Réviser ses partiels

En espérant que cela vous aidera à faire passer le temps. Si vous avez d’autres suggestions, nous serons ravis de les entendre !

Marie Toussaint

Est-on complice de viol lorsqu’on regarde un film de Polanski ?

Vendredi 28 Février, durant la 45ème cérémonie des Césars, Roman Polanski a reçu le prix de la meilleure réalisation pour son film J’accuse qui retrace l’histoire de l’affaire Dreyfus. Cette récompense a fait grand bruit : Florence Foresti qui animait la cérémonie n’est plus réapparue sur scène, l’actrice Adèle Haenel a quitté la salle, des internautes et notamment des associations féministes ont exprimé leur déception et leur colère sur les réseaux sociaux. Depuis 40 ans, Roman Polanski est poursuivi aux Etats-Unis pour viol sur mineures et les témoignages contre lui s’accumulent d’année en année. Le film J’accuse a fait polémique dès sa sortie. En novembre 2019, des militantes féministes avaient boycotté l’avant-première du film, munies de pancartes où l’on pouvait lire : « Polanski violeur, cinémas coupables, public complice ». Alors est-on complice lorsque l’on regarde un film de Polanski ?

La question qui se pose est digne d’un sujet de dissertation de philosophie : Doit-on séparer l’œuvre de l’artiste ? Plusieurs points de vue s’affrontent. Certains considèrent qu’il faut distinguer l’homme de sa création. Polanski est un bon réalisateur, alors pourquoi se priver de 2 heures de plaisir cinématographique ? Le talent artistique est à dissocier de la vie privée du réalisateur. Pour eux, accuser le spectateur de complicité est un amalgame. Ce n’est pas le devoir du spectateur de faire justice. Ce n’est ni aux médias, ni aux militants, ni à l’opinion publique de faire justice, mais au tribunal, aux juges et aux avocats. Mais pour d’autres, il paraît invraisemblable d’un point de vue moral d’aller voir un film de Polanski. Acheter un ticket pour J’accuse, c’est donner de la place dans l’espace public à une personne accusée d’actes graves. La complicité du spectateur peut d’abord être entendue comme une complicité financière. En effet, les recettes d’un film, perçues ou non par le réalisateur, nourrissent sa carrière. Elles permettent le financement du prochain film. En toute logique, un film qui ne fait aucune entrée, n’encourage pas les producteurs à travailler à nouveau avec le réalisateur.

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Capitalisme : créativite et captivité

Chers lecteurs, chers futurs collègues,

Un poème assez étrange a réveillé en moi une ambivalence profonde. Ne sachant comment me positionner, je partage ma réflexion avec vous.

La manifestation du capitalisme (résumé dans mes considérations comme une quête perpétuelle vers l’argent) dans l’art n’est-elle pas une obsession maladive mais, tout de même fructueuse ?

Le poème Quoth The Banker, “Watch Cash Flow”, (texte ci-dessous) m’a surpris car il s’écarte des thèmes habituels, il a une fonction didactique et il s’adresse aux managers !  Le poème a été publié en 1975 par Publishers Weekly, écrit par Herbert S. Bailey Jr.

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C’est à moi que tu parles ?

        «Veux-tu mieux parler ? On est pas chez les sauvages !» «Soigne ton langage Louis-Ferdinand» «Mais qui t’as appris à parler comme ça ? Ce ne sont pas là les manières d’un jeune homme» mais aussi «Sah quel plaisir», «Accroche Fafu», «Viens piécer au fond du Q» (ndlr Le Quatter, alias Q est le bar de l’ESCP, piécer est un jeu, si jamais cet article est lu par d’autres)…ici s’enchainent autant de phrases qui montrent que la parole répond à un besoin social de s’adapter à des situations, des personnes, des communautés comme des milieux sociaux. La parole est notre première arme, l’épée qui séduit avant de violenter. Aujourd’hui, il faut être maître des bons mots. Voyons pourquoi.

 

      Savoir parler, qu’est-ce que c’est ? Savoir parler ce nest pas être capable de former une phrase, ça…cest savoir dire. Aujourdhui, l’éloquence se démocratise, la parole publique se généralise, le grand oral au lycée s’essaie à faire ruisseler partout ce qui ne fut longtemps que lapanage de l’élite. Savoir trouver le mot juste, au-delà de la compétence, relève de l’attitude. Si plutôt que d’expliquer vous vous exprimiez, soyez-en sûrs, le monde vous écouterait. Savoir parler c’est autant dire que se taire, jouer de son regard que simplement se mouvoir. Avant tout, être éloquent c’est savoir arbitrer entre prendre la parole et la laisser de temps en temps. Celui qui parle, c’est celui qui sait tout autant réfléchir, démontrer et persuader, que comprendre ou expliquer. En quelques mots l’éloquent est celui qui tient le compas pour tracer le chemin qui guide ses idées vers la pensée du prochain.

 

      La maîtrise de la parole est néanmoins encore trop communautaire. S’il ne fait pas de doute qu’en plus de naître avec une cuillère en argent dans la bouche, ceux-ci maîtrisent souvent le verbe une fois qu’on la leur a retiré pour les laisser s’exprimer. Mais contrairement à ce que l’on entend communément, je pense que savoir parler ce n’est pas simplement maîtriser le langage du pouvoir. On maîtrise tous, facilement, le langage de notre cercle de fréquentations. Vous ne vous exprimerez certainement pas de la même manière au milieu d’un Aubé qu’avec vos parents. Sur le même schéma, on remarque facilement que nos plus proches amis reprennent nos manières de nous exprimer comme on reproduit inconsciemment les leurs. Or justement maîtriser la parole relève de la capacité de s’imprégner des codes du langage pour en faire un outil que l’on met à notre service. Celui qui sait réellement parler sait écrire un discours de salon comme il sait transmettre et échanger des idées avec des jeunes de milieux défavorisés. Maîtriser la parole c’est être sur le ton qui ne détonne pas dans l’environnement de notre interlocuteur.

 

      Aussi, la maîtrise de la parole est dans son utilité première, un grand outil de communication. Elle aide à deux choses fondamentales : guider les autres et se guider soi-même. D’abord, trouver le bon mot c’est asseoir son leadership. Celui qui sait adapter les mots aux interlocuteurs provoque plus facilement leur adhésion. L’art de la négociation réside avant tout dans le choix des mots, nos armes avant la guerre. Enfin et surtout, la parole permet le développement de chacun de nous. Celui qui sait parler sait mettre les mots sur ce qu’il est et ce qu’il pense mais, comme le sport, elle donne confiance en celui qui se sait maître de ce qu’il exprime. Or ainsi naît notre sentiment de légitimité qui nous permet d’apprendre à oser.

 

      « On ne naît pas orateur, on le devient » Ce n’est pas pour rien que cette devise est celle de la Fédération Francophone de débat. Cette dernière nous apprend deux choses. D’abord, les classes privilégiées trouvent spontanément dans leur éducation, les outils de l’adaptation. Dans cette situation, il faut développer cette aisance que l’on fait passer pour innée et si le cœur vous en dit, partager là. Beaucoup d’organisme permettent de donner des cours de prise de parole dans des lycées défavorisés ou encore d’aider à la réintégration des prisonniers par l’éloquence. Ensuite, cette devise nous montre que n’importe qui, avec de l’entraînement et de la volonté, peut apprendre à manier l’épée qu’est notre langue pour qu’elle serve ses pensées.

 

Pourquoi aimons-nous autant les méchants ?

 

C’est après avoir vu le Joker, après avoir suivi assidûment Game of Thrones que nous pouvons nous rendre compte à quel point les « méchants » sont appréciés du grand public et leurs actions parfois légitimées. Comment alors expliquer l’affection que nous ressentons malgré nous pour ces personnages, que selon toute logique nous ne pouvons pas aimer ?

Tout d’abord, cela peut s’expliquer par le simple fait que nous les comprenons. Ces personnages sont avant tout humains et c’est par cette humanité que nous sommes en capacité de les comprendre, de nous identifier et même d’expliquer de façon rationnelle leurs actes violents. Dans le cas du Joker, c’est la folie d’Arthur Fleck qui explique ses actions, folie qui a été d’autant plus renforcée par les moqueries et l’intolérance qu’Arthur subit au quotidien. Alors, on lui pardonne (presque) d’utiliser la violence pour faire entendre sa voix, qui est également la voix de tout le peuple opprimé de Gotham City, Arthur devenant à partir de ce moment-là un véritable héros pour eux. La part d’humanité qui demeure dans ces « vilains » et que les réalisateurs /auteurs prennent soin de conserver nous touche alors à la fois dans notre sensibilité mais aussi dans notre rationalité : nous trouvons la plupart du temps des raisons rationnelles aux actions des autres, même lorsque ces actions sont mauvaises.  Comment alors faire la distinction entre Bien et Mal, si le mal est causé par des raisons purement humaines que nous comprenons et que nous rationalisons ?

Les vilains sont donc l’expression fictive de certains de nos désirs refoulés, désirs impossibles à mettre en oeuvre dans la société, sous peine de la détruire.

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Pourquoi passons-nous autant de temps sur Facebook ?

9h05.
La tête encore embrumée de ta soirée de la veille, tu arrives avec un retard plus qu’acceptable dans ta salle de classe : la preuve, tu n’es même pas le dernier. Au fond de la classe, tu repères rapidement une place libre que tu te dépêches de rejoindre. A peine assis que tu sors déjà ton ordi : après tout, prendre des notes sur papier, c’est dépassé.

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