“J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage, il fallait passer devant un bar. J’ai jamais vu la mer”

par un fondateur de Streams

30/11/2015, phase de poules de la coupe de France
ESCP 5-1 IESEG
3/12/2015, 1ere phase des poules qualificatives pour les championnats de France, dernière journée
SMS 2-3 ESCP


Il convient là de rappeler qu’il s’agit d’un journal étudiant et que celui-ci ne vise pas à moquer les équipes qui se font marcher dessus par le CF. Amis des autres écoles et autres clubs de foot, veuillez prendre au second degré les railleries qui figurent dans nos articles. Sauf toi, Icheme.

Selon une étude menée conjointement par l’INSEE et l’UPPBR (l’Union des Pleutres et Peintres en Bâtiment pour la Recherche ), le CF est aujourd’hui ce qui se fait de plus insolent sur les terrains de football universitaire d’Ile-de-France. Le CF c’est : 8 paires de protèges pour 15 joueurs, des mecs qui jouent avec le jeu de maillots du XV ESCP – car le capitaine est un prix Nobel d’intelligence  et se trompe de sac – ou en chasubles alors qu’ils sont à domicile, des joueurs qui arrivent sans carte d’étudiant, des chauves, un frisé qui se rase le crâne après un pari – et qui se prend une droite dans la même soirée par un type qui l’avait confondu avec un autre (un certain Lepage, qui à la vue de cette action a envoyé le type au CHU de Reims) -,  un gardien blessé depuis près de 6 mois car il tombe régulièrement quand il est saoul…Mais on vous marche dessus quand même. En fait, le CF, c’est le plaisir de gagner comme des peintres. Sauf qu’en vrai, on est pas des peintres. Et on vous marche dessus. Encore.

 

CF Donate

 

Lundi 30 janvier avait lieu la démonstration hebdomadaire des bleus ciel au stade Louis Lumière, à Porte de Bagnolet. À domdu donc puisqu’il s’agit du terrain où ils s’entraînent. Un match remporté 5-1 par le CF face à une équipe d’un bon niveau qui lui a tenu tête pendant une bonne mi-temps, se permettant même d’infliger des doubles sombreros au leader technique des bleus ciel, Etienne Fournier, et de découper son plus imposant boucher, EA3. À la mi-temps, les deux formations se neutralisaient, Flav Richardinho avait répondu à l’IESEG : 1-1.

Sauf qu’en fait, Flav, c’est pas tellement un mec détente. C’est pas tellement le genre diplomate si tu lui dis “Mords-moi les noix et appelle-moi Skitty le kangourou” (merci American Pie). C’est le mec aux 4 cartons rouges par saison. C’est donc pas le mec qui se contente de répondre par un but quand son équipe en prend un. C’est plus le mec qui t’en met 4. “Vous nous mettez un but ? Ok les frères…Moi je vous en mets 4. Et maintenant y a quoi ?”.

Vous l’aurez compris, en deuxième mi-temps, le stade Louis Lumière fut le théatre du festival offensif de Flav Richardinho. Tantôt en demie-vollée, tantôt sur un coup franc direct, le bordel sait comment régaler une assemblée. Une assemblée qui aura certainement vu le plus beau match du CF depuis un bout de temps et elle n’a pas manqué de le lui faire savoir. Ça joue en équipe, ça met des petits ponts insolents (merci Ali), ça fait marquer les étrangers (merci Lars Blokstra), ça s’appuie sur son prodige (dans les petits papiers de Deschamps si la Benz va en zonzon) que certains voient comme le Jamie Vardy français : le CF c’est le Brésil. Pas celui de 2014 hein.

 

Beaucoup moins propice à l’épanchement lyrique fut la triste rencontre du jeudi 3 novembre. Soyez rassurés, le CF a tout de même marché sur son adversaire, mais avec moins de panache. Un match détente qui fut le jubilé de Peccoux. Un homme au destin improbable. Formé coupeur de citrons, “Kendji” démarrait titulaire au poste de latéral droit. Quelle ascension ! Et il fut l’auteur d’une prestation extrêmement solide, prenant tous les ballons de la tête et relançant proprement.

Le Clubfoot devait l’emporter au terme d’un match sans appel, c’était écrit. Mais son staff et ses joueurs sont pas très prophéties et ont préféré offrir un peu de suspens à ses supporters et notamment au coach de Cachan qui était venu équipé d’une couche car il claquait des dents et des genoux à l’idée que SMS puissent battre le CF et envoyer son équipe une division en-dessous.

Après un doublé de Flav (le mec a beaucoup trop faim, c’est louche), le CF se faisait surprendre deux fois sur coup de pied arrêté au retour des vestiaires, après qu’Alex a repoussé un penalty suite à une faute de sa mascotte formée artisan boucher EA3.

Mais pas le temps de douter pour les bleus ciel, Richardinho y allait de son triplé et redonnait l’avantage au CF. Un avantage décisif. 3-2 score final au terme d’une purge sans nom sur un terrain minuscule, avec beaucoup de duels et pas plus de 4 passes consécutives enchaînées ni d’un côté ni de l’autre, comme lors du match contre ECE. 7 buts en 2 matchs pour Flav cette semaine, donc…Ça marche.

 

Photo CF 1

 

Le Clubfoot envoie donc SMS en 2e division et poursuit sa belle série d’invincibilité : 5 victoires et 2 nuls. Désolé les mecs, en vérité vous étiez plutôt sympas et rigolos, mais bon. On vous avait pourtant donné une longueur d’avance en appliquant les préceptes de “Georgie” Best dont les citations suivantes, parmi d’autres, étaient affichées dans le vestiaire avant le match :

“J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage, il fallait passer par un bar. Je n’ai jamais vu la mer”

“En 1969 j’ai arrêté les femmes et l’alcool. Ça a été les 20 minutes les plus dures de toute ma vie”

On allait pas marquer des buts contre notre camp pour faire descendre Cachan. Et puis c’est juste plus fort que nous en fait. Quand on voit onze mecs en face de nous avec la même tunique, si elle n’est pas bleue, il faut qu’on leur marche dessus. On peut juste pas s’en empêcher. C’est un peu notre pêché mignon. C’est comme Icheme et la connerie. C’est comme ça.

On aura l’air con le jour où on prendra une branlée…Puisse-t-il ne jamais arriver. En attendant le CF c’est toujours plaisir. Et le plaisir, c’est de coller des tarifs à tout le monde, de se Georgie Best la gueule, de se moquer de ceux sur qui on marche (once again no offense), et de garder un brin de lucidité et de respect.