Interview Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens

Bonjour Monsieur Babeau, avant tout merci beaucoup d’accorder cette interview à Streams. Pour ceux qui ne vous connaitraient pas, qu’est-ce que l’institut Sapiens ?

Institut sapiens est un think-tank, il n’y a pas de traduction française réelle sauf laboratoire d’idée. On fait en sorte de faire dialoguer et travailler des intellectuels, des élus, des scientifiques. On cherche à produire de la réflexion. Cette réflexion, on la veut également être une traduction : on explicite des travaux de recherche pour qu’ils puissent être compris par le grand public. Notre premier objectif est de produire et diffuser du savoir. On veut être le poil à gratter du monde intellectuel : on est apolitique, non partisans et indépendants. C’est notre liberté qui fait notre force. Évidemment, on repose sur des valeurs : libéralisme, progrès technique, foi dans la technologie ; mais on ne fait pas de politique partisane. On est aussi content de servir de tribune à des experts et de leur permettre d’être audible par le grand public.

Notre premier objectif est de produire et de diffuser du savoir.

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Interview Amine El-Khatmi

Amine El-Khatmi, président du printemps Républicain. Interview assurément politique 

Bonjour Monsieur El-Khatmi, avant tout merci infiniment de donner cette interview à Streams en qualité de président du Printemps Républicain. Pour les lecteurs qui ne vous connaitraient pas, qu’est-ce que le Printemps Républicain ?

Le Printemps Républicain est un mouvement fondé en 2016 par un certain nombre de personnalités issues de la gauche, principalement du PS. Initialement, le Printemps Républicain avait une forme associative, il a publié à ses débuts un manifeste – signé par des personnalités comme Élisabeth Badinter ou Marcel Gauchet – qui avait pour objectif de porter une parole républicaine forte entre autres sur la laïcité, la défense du commun ou la lutte pour la liberté d’expression, des combats que l’on considérait comme insuffisamment menés au sein de la gauche, ou souvent teintés de relativisme. 

Par exemple, après Charlie, Médiapart a publié un article intitulé « l’enfance misérable des frères Kouachis » [Article sorti 9 jours après les attentats de Charlie Hebdo visant à relativiser leur responsabilité dans les crimes commis, ndlr], c’était une des illustrations qu’une partie de la gauche était en train de dériver. 

Quand on sait d’où vient la gauche au départ, et où elle en est arrivée aujourd’hui, on ne peut que parler d’une gauche à la dérive.

On a alors fait la bellevilloise [réunion de fondation du mouvement, ndlr], qui a réuni plus de 700 personnes, et face au succès on a décidé de continuer. On est alors devenu une association, et nous nous dirigeons vers un mouvement plus politique. 

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Interview de Bertrand SWIDERSKI, directeur RSE de Carrefour

 

 

Les grandes surfaces et le développement durable : le début d’une histoire

             Le développement durable est devenu un enjeu de taille pour les grandes surfaces. En effet, le changement de mentalité des consommateurs, concernant l’environnement et les questions sociales, oblige les grandes enseignes de distribution à changer leurs méthodes, pourtant ancrées depuis un certain temps. Il est vrai que, pendant les Trente Glorieuses, les innovations (boîtes de conserve, plastique…) ont permis de développer le côté pratique du mode de consommation, et les grandes surfaces de distribution ont axé tous leurs efforts sur cet aspect pratique pour répondre aux demandes des consommateurs. Aujourd’hui, les demandes des consommateurs sont axées sur l’aspect durable de leur consommation. C’est pourquoi nous observons déjà des démarches prometteuses en matière de développement durable au niveau des surfaces de distribution.

 

Les grandes surfaces de distribution ont déjà fait des efforts remarquables pour limiter l’impact négatif de la société de consommation. Nous nous sommes particulièrement intéressés à l’enseigne CARREFOUR. En effet, Carrefour s’est lancé très tôt dans son programme de transition alimentaire. Tout commence en 1992 lorsque Gabriel BINETTI (ancien patron de Carrefour Pontault-Combault) lance boule de pain Bio Carrefour. Puis, progressivement des filières de vérification de la qualité se créent (leur rôle est par exemple d’aller voir les agriculteurs et de leur demander de faire des produits sans pesticides exclusivement pour Carrefour). Carrefour est le premier à avoir supprimé le traitement anti-germinatif après récolte des pommes de terre. En 1997 l’enseigne lutte contre les OGM en France (dans l’alimentation animale notamment). Et les efforts continuent jusqu’à s’intensifier en 2013 avec l’arrivée de Bertrand SWIDERSKI au poste de directeur RSE de Carrefour, que nous avons eu la chance de pouvoir interviewer à ce sujet. Il est très engagé, autant sur le plan personnel que professionnel. Selon lui, le changement majeur de la décennie 2010-2020 est la prise en compte du consommateur. Carrefour est donc plus à l’écoute de ses consommateurs, qui réclament plus de pouvoir et de transparence sur ce qu’il consomme : les consommateurs sont passés au premier plan des décisions de l’enseigne. C’est pourquoi, depuis 3 ans, la direction de Carrefour communique sur leur projet de transition alimentaire pour tous, et intensifie ses démarches prometteuses, dont on vous donne quelques exemples :

 

  • « C’est qui le Patron ?! » est une marque qui a été créée il y a 3 ans afin que les consommateurs puissent enfin reprendre le contrôle de leur alimentation en devenant acteur dans la conception d’un produit, de sa production à sa commercialisation. En effet, avant de commercialiser un produit laitier « C’est qui le patron ?! », Carrefour fait un sondage en ligne et propose à ses clients de choisir quelle part du prix du produit est reversée à qui : le pari de l’entrepreneur innovant ayant eu l’idée de ce projet, Nicolas Chabanne, est le suivant : “est-ce que les consommateurs sont prêts à payer 12 centimes plus cher pour que le producteur soit payé 12 centimes de plus” (la rémunération du producteur de lait est ainsi passé de 22 à 39 centimes pour un litre). Le consommateur se sent donc propriétaire de la marque et maître de son mode de consommation. Cela a été un vrai succès : plus de 200 millions de bouteilles ont été vendues depuis le lancement. Il y a aujourd’hui 14 produits déjà votés par les consommateurs et bientôt 2 nouveaux produits devraient rejoindre les rayons : les sardines et la farine de blé !
  • Concernant le Bio, Carrefour a créé dans ses magasins des rayons ainsi que des aires pour les fruits et légumes réservés au Bio. Cela incite le consommateur à acheter bio. De plus, le plastique des fruits et légumes bio a été complètement supprimé. Carrefour a également lancé les magasins Carrefour Bio. Bertrand Swiderski soulignait que le but de Carrefour est de proposer du bio accessible à tous, et donc de convertir les consommateurs au bio, pour réaliser leur transition alimentaire. Carrefour vient d’ailleurs de racheter l’enseigne Bio c’est bon !
  • Évoquons également le projet « apporte ton contenant ». Les consommateurs peuvent venir avec leur contenant. Il faut inciter les consommateurs à renoncer à l’aspect pratique des sacs en plastique jetables.
  • Le « Projet loop » est un projet dans lequel l’on supprime l’idée de l’emballage. Carrefour s’est associé avec la Startup LOOP. Le concept est le suivant : par exemple, le consommateur achète un paquet biscuit dans une boîte métal puis la boîte est récupérée, nettoyée et re remplie (ce système tourne en circuit fermé). Ce système est seulement disponible en ecommerce.
  • Concernant la consigne des bouteilles en verre, abandonnée dans les années 70 parce que les bouteilles n’avaient plus du tout un format classique étant donné que chaque marque a fait sa propre bouteille pour des raisons marketing, Bertrand Swiderski réfléchit à une machine qui pourrait consigner les bouteilles, peu importe leur format.
  • Carrefour n’hésite pas à utiliser le pouvoir que lui donne son statut d’intermédiaire entre les consommateurs et les producteurs pour faire le choix de commercialiser ou non tel ou tel produit. Par exemple, Carrefour a arrêté de vendre les espèces de poissons en voie d’extinction. Bertrand Swiderski aimerait dans le futur éviter de commercialiser les fruits et légumes qui ne sont pas de saison. Il a essayé d’arrêter la commercialisation de courgettes en hiver, mais cela a malheureusement été un fiasco car les consommateurs sont habitués à manger de tout toute l’année et ne connaissent plus les saisons. Il aimerait également arrêter de commercialiser des fleurs non saisonnières, mais ce n’est pas un combat facile, car cela aurait d’énormes conséquences sur l’économie du Kenya. Bien sûr, le pouvoir de Carrefour a ses limites. Comme le soulignait Bertrand Swiderski « On peut pas exiger…mais on peut les orienter positivement les marques, notamment grâce à notre pacte de transition alimentaire, on les emmène vers le positif ».
  • Concernant les invendus : À J-3 de la date limite de consommation des produits frais, ils sont sortis du rayon et vendus à -30% (50% pour les produits ultra-frais. Carrefour vient d’ailleurs de lancer une plateforme Solidarité Association avec Commerco pour rétablir la chaîne alimentaire des invendus. S’ ils ne sont pas vendus, ils sont donnés (100 millions de repas / an ont ainsi été donnés à Banque alimentaire) ou transformés en biodéchet (et Carrefour fabrique avec cela du biométhane pour faire circuler ses camions : c’est un vrai business model.)
  • Enfin, le dernier projet ayant retenu notre attention est le « projet mimosa », un projet de micro-finance. Le consommateur peut, sur le site internet, financer des micro-projets qui lui tiennent à cœur.  Grâce à ce système de financement anticipé, Carrefour a pu financer 16 projets à 2000€ d’abord sud de la France et maintenant le projet se réalise au niveau national.

 

Tous ces projets novateurs sont voués à prendre de l’essor. En effet, le secteur RSE est très concurrentiel : les projets de Carrefour sont copiés directement par les autres distributeurs. Mais selon Bertrand Swiderski, cette compétition est positive parce que les chaînes de distribution permettent ainsi d’apporter aux produits de la valeur autre que de l’argent.

Cependant, certains points doivent encore changer pour que des projets encore plus poussés voient le jour. En effet, tous ces changements s’accompagnent de beaucoup de complications. Il est par exemple très long de changer les habitudes des consommateurs. En effet aujourd’hui seulement 6% des consommateurs consomment bio, et seulement 3% consommateurs sont engagés, alors qu’il en faudrait au moins 10% pour que les choses changent réellement.

Ainsi, même si CARREFOUR a la volonté de bouger les codes, il faut noter que ce genre de projets novateurs, c’est 60 ans de pratiques remises en cause ! Bertrand Swiderski le soulignait : la plus grande difficulté à laquelle il est confronté est la résistance au changement : « Quand j’étais jeune c’était génial, tout était nouveau et beaucoup plus pratique (arrivée du micro-onde par exemple). Tout était dirigé vers le pratique…et le pratique s’est accompagné de plus de conservateurs et de plastique. On s’est habitué à ça, aux plats déjà cuisinés, aux conserves… et il faut maintenant revenir en arrière. Mais la grande distribution  ne peut pas changer radicalement les choses sans que les gens râlent. Et ceux qui sont à l’origine des initiatives, eux, ne râlent pas, car ils savent que la grande distribution fait les choses bien et que c’est primordial de coopérer avec la grande distribution pour qu’un projet fonctionne. » La grande distribution est un acteur essentiel de la marche vers un monde plus durable : elle apporte du bien, elle soutient les projets et leur donne de l’ampleur !

Cette interview a été réalisée par Victorine Buecher, membre du Noise ESCP, dans le cadre de la première édition de la Semaine étudiante du développement durable.

Interview de Matthieu Leclercq, directeur du cabinet de Katia Julienne au Ministère des Solidarités et de la Santé

Bonjour Matthieu, merci d’avoir accepté cet interview. Pour commencer, peux-tu nous décrire ton parcours jusqu’ici ?

Après une prépa scientifique j’ai fait le double diplôme Centrale-ESCP que j’ai finalement obtenu en 2012. Pour être honnête, j’ai intégré Centrale en première école ; l’ESCP est en réalité mon école d’adoption.

J’ai commencé ma carrière dans le Conseil, chez Capgemini pour être précis. J’y ai effectué des missions pour le secteur public en général avant de me spécialiser dans le milieu hospitalier. Je participais à la création et à la mise en place de plans stratégiques qui pouvaient tout aussi bien concerner l’offre de soin que la transition numérique des hôpitaux.

Après cela, j’ai rejoint l’ARS Ile-de-France (Agence Régionale de Santé) afin de prendre en charge le pilotage financier des hôpitaux de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Deux ans plus tard, j’ai fait mes valises pour l’Institut Gustave Roussy, le plus grand centre de lutte contre le cancer d’Europe. J’avais alors la responsabilité des finances de l’institut. A l’époque, cela me tenait à cœur d’expérimenter « le terrain » et c’est la raison pour laquelle j’ai accepté ce poste qui me permettait de travailler aux côtés de véritables opérationnels. Cette expérience d’environ un an m’a permis de comprendre les enjeux concrets des chefs de service et du personnel hospitalier de manière générale.

Depuis mars 2019, j’exerce au Ministère des Solidarités et de la Santé et tout est allé très vite depuis mon arrivée : j’ai déjà changé 3 fois de poste ! J’ai d’abord travaillé à l’évolution de l’offre de soin et à l’accompagnement des hôpitaux et des ARS, puis j’ai rejoint, en novembre dernier, le cabinet Agnès Buzyn sur des sujets hospitaliers , l’avancement des réformes dans le monde de la santé mais aussi la crise sanitaire liée au coronavirus. J’ai ensuite accompagné Olivier Véran sur ces mêmes sujets lorsqu’il a pris la relève en février. Cet été, j’ai également travaillé sur le Ségur de la Santé qui prévoit une hausse historique des rémunérations des soignants.

J’ai enfin changé de poste il y a quelques semaines en prenant la direction du cabinet de Katia Julienne, directrice générale de l’offre de soins. Je suis grosso modo son bras droit.

Comment t’es venue cette volonté de travailler dans le secteur de la Santé ? Etait-ce une idée de longue date ?

Lorsque j’étudiais à Centrale, je m’étais spécialisé dans la Supply Chain alors autant dire qu’à cette époque, je n’avais pas idée que la Santé deviendrait mon créneau. En réalité, c’est venu au fur-et-à-mesure des expériences, des projets. C’est vrai que j’ai toujours eu une grande admiration pour les soignants et je trouve que, de manière générale, la Santé est un secteur qui a beaucoup de sens. C’est un monde qui, à mon sens, mériterait d’être davantage diversifié au niveau des profils car les managers et les ingénieurs peuvent aussi apporter beaucoup de choses à ce secteur ! Je me rappelle d’Agnès Buzyn disant lors de mon entretien de recrutement « on manque d’ingénieurs en Santé » et c’est tellement vrai ! Les compétences en numérique et en management pourraient être d’une grande aide aux soignants. Créer des synergies entre les compétences pourrait se révéler extrêmement profitable !

C’est dommage que les étudiants de Grandes Ecoles soient si peu attirés par le secteur public et en particulier par la Santé. C’est sûr que ce n’est pas forcément le secteur le plus attractif d’un point de vue salarial comparé à la finance par exemple mais cela en vaut la peine si l’on cherche à donner du sens à sa carrière. Les enjeux managériaux des milieux hospitaliers sont riches et multiples ! Pour moi, un bloc opératoire, c’est comme une pièce de théâtre dans laquelle différents acteurs doivent se coordonner ensemble dans un même lieu et dans le même temps autour d’un but commun. Et, comme au théâtre, on y a besoin de metteurs en scène ou plutôt de chefs de projets dont la vision globale permet de faire fonctionner le tout de manière optimale pour les patients.

Tout ça pour dire que les opportunités de carrières dans la Santé, que ce soit pour les managers ou les ingénieurs, sont multiples et qu’elles mériteraient d’être davantage mises en avant.

Si tu devais donner un conseil à un étudiant qui se pose des questions sur son avenir professionnel, que dirais-tu ?

Je pense que rien ne sert de vouloir tout anticiper. Je n’avais pas de plan de carrière et finalement, c’est peut-être mieux car cela m’a aidé à garder l’esprit ouvert et à rester attentif aux opportunités.

A l’heure actuelle, les étapes du parcours se raccourcissent. On peut changer de job très rapidement et c’est donc l’occasion de s’essayer à différents postes, à différents secteurs, d’aller sur le terrain, etc. Pour moi, il ne faut pas hésiter à tester car chaque expérience est une source d’apprentissage. Ce n’est pas grave de ne pas savoir ce que l’on veut faire en école, l’important c’est d’essayer plein de choses et de ne pas se mettre de barrières sous prétexte de ne pas être « expert » en la matière. Tout s’apprend et on peut facilement se découvrir une passion pour un secteur que l’on ne considérait même pas au premier abord.

Je crois aussi au « réseau » même si je trouve que le mot est un peu galvaudé. J’ai personnellement suivi les personnes avec lesquelles j’avais apprécié travailler et je pense que c’est une bonne source d’inspiration.

Flash info : Une nouvelle association identitaire à l’ESCP Europe

C’est une information capitale qui vient de nous être délivrée aujourd’hui : les trois pauvres étudiants d’origine bretonne, toutes promos confondues, ont décidé de lancer leur association (bien évidemment non reconnue par l’administration) ESCPlouc : reportage.

C’est au détour de la gare Montparnasse que Brieuc nous donne rendez-vous. Dans ce quartier où la galette est reine, il nous en dit un peu plus sur ce projet associatif. « C’est un lieu très important pour moi, c’est là où se sont installés mes ancêtres en arrivant à Paris. Je ne rêve que d’une chose, pendant ma scolarité : étudier sur le campus de Montparnasse pour être au plus près de mes racines ».

Détrompez-vous, le terme plouc n’a pas été choisi pour décrire des ivrognes paysans (à ne pas confondre avec les étudiants de l’EDHEC), mais est bien un terme historique désignant les bretons immigrés à Paris à la fin du 19ème   siècle.  ESCPlouc lance dès la fin de la semaine son événement « Save the Date : petit déjeuner » durant lequel vous pourrez goûter des galettes délicieuses, contrairement à celles que vous lâchez en soirée. « Notre objectif pour les prochains mois est d’organiser un voyage en Bretagne, sur le site du dernier WEI de l’histoire de l’ESCP. Pour cela, nous avons commencé à récolter des fonds, notamment par l’intermédiaire de concerts de cornemuse dans le métro » nous explique Brieuc. Face au succès plus que probable de son association, il se projette vers l’avenir et nous en dit plus quant au futur de l’association : « Notre modèle de développement sur le long terme est d’atteindre voire de dépasser l’inactivité d’ESCP Liban ». Une tâche qui s’annonce bien difficile.

La rédaction souhaite bon courage à ces trois andouilles pour la réalisation de ce projet moderne, ambitieux et qualitatif. Kénavo.

Rayan Cherche Aly et Maela Dausse

Mahir Guven, de l’audit à l’auditoire

Par Tanguy Chapin

Un mois de mai qui semblait plus aoûtien que printanier. L’orée de la rue Saint-Lazare. Derrière un imposant portail bleu, au premier étage d’un immeuble du 18ème, un microcosme en ébullition constante. Une jeune entreprise de presse qui, en moins de 3 ans, a su se faire une place de choix dans le paysage médiatique. La formule du journal Le 1 ? Délivrer chaque semaine un regard unique et complet sur un seul sujet, loin du vernis de l’instantanéité. Eric Fottorino en guise de porte-étendard. Au cœur du réacteur de cet OPNI – Objet de Presse Non-Identifié – Mahir Guven, directeur exécutif du 1.

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[INTOX BY STREAMS] SIGEM 2017 : Arsenal maintient sa quatrième place

Peu de surprises dans ce nouveau classement SIGEM 2017. Tout en haut, les Parisiennes restent parisiennes. En-dessous, la bataille est rude. Parmi les classiques du classement SIGEM, on retrouve bien évidemment l’éternel 4ème, Arsenal. L’occasion pour Streams ESCP Europe de rencontrer l’entraineur dans sa résidence secondaire.

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Paulette Zoute

Le trio Paulette Zoute : Pauline Foussat , Alix Veilhan, Jenna Renouard

Par Anne-Charlotte Peltier

Paulette Zoute, c’est une marque d’accessoires brodés main très cool créée par trois copines de lycée, le tout made in France. Au-delà de l’image d’un collectif fun et décalé qui projette son univers sur les réseaux sociaux, nous sommes allés à leur rencontre pour comprendre leur projet. Comment ça marche, d’avoir sa propre marque à 20 ans ?

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Is the Flore toujours the Flore ?

Par Alexandre Glaser et Anne-Charlotte Peltier

Dessins de Louise Hourcade

Lieu mythique qu’on ne présente plus , le Café de Flore fêtera, d’après Wikipedia, ses 140 printemps cette année, et reste l’un des clichés les plus carte postale de la ville lumière. En plein cœur de Saint-Germain, il a été le lieu de rendez-vous de grands noms de la littérature qui y avaient leurs habitudes. Le couple le plus emblématique et le plus fascinant reste sans doute Simone et Jean-Paul, qui s’y sentaient à la maison.

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Deliveroo, à chaque course suffit sa peine

Par Tanguy Chapin

Vendredi 21 octobre, 19h40, un faible crachin embrasse la chaussée parisienne. Soudain, un vélo déboule par devers l’ombre orangée d’un feu. Affublé d’un maillot du Real, smartphone vissé sur le guidon, un coursier Deliveroo roule à tombeau ouvert sur la rue Molière. Le 21ème siècle a fait son œuvre : on ne mange plus pour vivre mais on livre pour manger. En un temps record.

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