N’oublie pas tes protèges

par Louis Vendel

23/11/2015, Phase des poules de la coupe de France
ESCP 3-1 ESCE
26/11/2015, 1ere phase des poules qualificatives pour le championnat de France
ESCP 2-2 ECE

Cette semaine, le Clubfoot est passé par à peu près tous les états : légèrement anxieux avant le match de coupe de France lundi, euphorique après, le CF s’est présenté jeudi face à l’ECE avec un excès de confiance qui lui a été fortement préjudiciable, et s’est réveillé vendredi avec un douloureux sentiment de frustration et ce constat qu’il  n’était pas tout-puissant. Néanmoins, il peut se vanter d’être toujours invaincu, en championnat comme en coupe, depuis ce début de saison.

Légèrement anxieux lundi car malgré les deux divisions qui séparent le CF de l’ECE, les bleus ciels s’attendaient à un match compliqué et les 5 premières minutes de jeu ont justifié cette appréhension et fait dire à coach Nico : « je le sens pas ce match ». Indeed, venait s’ajoutait au froid et à la fatigue un arbitre des plus relous de Paris-Est qui a refusé que le gras-Lepage démarre la rencontre parce qu’il n’avait pas sa carte d’étudiant, alors que l’autre équipe s’en battait royalement les couilles et ne comptait pas poser de réserve.
Et pourtant le Clubfoot ouvrait le score grâce à son avant-centre Edoardo Magnato, poète de formation, auteur d’un but de renard sur un service d’Ali. Mais dès le retour des vestiaires, le CF relâchait ses efforts et se faisait sanctionner. Captain Gagneux commettait une bourde en foirant sa relance et l’attaquant de pointe de l’ESCE en profitait, 1-1.  Mais le temps de flottement ne fut pas long. Quelques minutes plus tard, Vendel enroulait un centre côté droit et trouvait son poto Donati au deuxième poteau, qui, plein de sang-froid, redonnait l’avantage au CF. Pas rassasié, Donate signait un doublé après avoir enrhumé toute la défense bleu foncé sur une percée côté gauche : l’Anthony Martial du Clubfoot. En plus gros et en plus white. 3-1 score final, le CF entonnait son pomodoro avec une grande ferveur, en présence de son génie croate.

Seulement, les bleus ciels aurait du se garder de s’enflammer. Jeudi, le CF tombait de haut face à l’ECE.  Un match infecte sur un petit terrain, avec énormément de duels, de fautes, d’embrouilles et très peu de passes réussies. Une purge qui ferait passer un Valenciennes-Evian Thonon Gaillard pour une finale de ligue des champions.

Pour la première fois de la saison le CF était mené à la marque après avoir concédé l’ouverture du score. Donati, insatiable, répondait au numéro 9 de l’ECE 2 minutes plus tard. Puis en deuxième mi-temps, une bourde d’un captain Gagneux habituellement impeccable mais qui traversait une semaine compliquée offrait à Hichem le but du 2-1. Un Gagneux incohérent puisqu’il fit cette offrande au fomblard avec qui il venait de s’embrouiller quelques minutes plus tôt et qui lui avait fait prendre un jaune.

Les mecs de l’ECE fêtaient ce but comme si c’était celui de la victoire, ils se fourvoyaient. Car les bleus ciels sont allés puiser des ressources insoupçonnées pour glaner un nul mérité malgré l’infamie du jeu produit. À la 90e minute, Flav Richardinho réalisait comme face à Cachan un slalom dans la défense adverse, puis envoyait une sakharine du gauche en pleine lucarne. Le CF exultait comme s’il s’agissait du but vainqueur, puis le match manquait de partir en générale après que captain Gagneux ait réalisé le geste technique du match en hurlant sa joie dans le oreilles de Hichem, le petit attaquant nerveux de l’équipe adverse. Le mec avait armé sa droite mais un Ben Blandin pacifiste l’avait retenu. Le premier cité évitait alors de justesse un rouge qu’il aurait déjà du prendre bien avant.

Un mec qui ne s’arrête jamais et peut s’estimer heureux d’être tombé face à des mecs sympas. Quand t’as ce comportement gringo, que ce soit sur un terrain de foot, chez quelqu’un ou dans la rue, ne t’attends pas à ce que les gens te serrent la main quand tu la leur tends. Il y a de grandes chances pour qu’on se recroise en 2e phase phase de poule. Si t’as l’intention d’agir de la même manière, n’oublie pas tes protèges.