L’État de siège par Art Maniac, une ode intemporelle à la liberté

Par Tanguy Chapin

Mercredi après-midi. Cité Joly. Au fond de la ruelle, le discret mais élégant théâtre du Passage des Étoiles. L’ultime répétition. Le filage pour achever ce canevas artistique débuté en septembre dernier. La lumière s’arrête, l’histoire se met en marche.

Une ville. Unique et pourtant semblable à tant d’autres. Le bruit habituel de la vie, la saveur douce du quotidien. Soudain, l’ombre d’une comète mortifère, le tressaillement du doute. Mais il est déjà trop tard. La peste a infecté les murs.

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C’est arrivé un 5 mars : la naissance du Che

Che Guevara apparaît furtivement à la tribune castriste, l’instant sera immortel

5 mars 1960. La Havane. Au sein de « la ville aux Mille Colonnes » se déroule l’enterrement des victimes de l’explosion du cargo français La Coubre. La veille, ce navire transportant des munitions belges avait volé en éclats dans le port havanais. 75 morts, plusieurs centaines de blessés. Si Cuba a accusé la CIA d’avoir fomenté ce drame, les Etats-Unis ont toujours privilégié la thèse de l’accident.

Durant la cérémonie, Fidel Castro tient un discours enflammé. À ses côtés se trouvent Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre ainsi qu’Ernesto Guevara de la Serna, plus connu sous le nom de Che Guevara. Ce dernier demeure cependant plus en retrait et le Leica d’Alberto Korda immortalise avant tout l’éloquente prestation du Líder Máximo. Soudain, « le Che s’avance pour embrasser du regard la foule amassée sur des kilomètres ». L’ancien photographe de mode reconverti dans les portraits de Barbudos a juste eu « le temps de prendre une photo horizontale, puis une verticale, avec un objectif 90mm. Ensuite, le Che s’est retiré ». Korda n’oubliera « jamais son regard, où se mêlaient la détermination et la souffrance ». En effet, dans l’expression du célèbre guérillero cubain, cheveux en bataille, semble se dégager une indicible force, un idéal extraordinaire. 

Le Che de Fitzpatrick, célèbre reproduction de la photo d’Alberto Korda 

Pourtant, la photo tombe alors rapidement dans l’anonymat et demeure étonnamment inconnue pendant plusieurs années. En 1967, la mort du Che la fait renaître au grand jour. La fin d’un homme, le commencement de la légende. Grâce à cette photo, un visage net se pose sur ce nom encore flou en Occident. Mai 1968. Warhol et Fitzpatrick. La jeunesse et les médias s’en emparent. Elle devient l’icône même d’un certain lyrisme révolutionnaire. Toujours consommée, jamais consumée. La liste de la surexploitation sera longue : T-shirts, posters, tags, cendriers, porte-clés… La photo unique devient simple cliché, encore décliné et loin de décliner. Si le régime se meurt, la figure du Che demeure. Le rêve castriste étant déchu, le Guerrillero Heroico ne représente pas l’image du pouvoir, mais bel et bien le pouvoir de l’image.

Meurtre en « Giscardie » : un crime d’État ?

De l’étang yvelinois au raz-de-marée politique

30 octobre 1979. Début de matinée. Le cadavre de Robert Boulin gît dans un étang de la forêt de Rambouillet. L’enquête menée par la « PJ » de Versailles conclut rapidement au suicide par noyade. Résistant de la première heure, député-maire de Libourne, deux impeccables décennies ministérielles au compteur, le ministre du Travail est alors un ténor de la « Giscardie ». Au sein de la population et de la classe politique, la consternation est générale. Pourquoi Robert Boulin aurait-il commis l’irréparable au zénith de sa carrière gouvernementale ?

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Quels enjeux pour la primaire à gauche ?

Par Tanguy Chapin

L’impossible reconquête

Il ne s’y risquera pas. Jeudi 1er décembre à 20h00, François Hollande annonça une décision unique dans l’histoire de la Vème République. La voie du renoncement. Démis jusque dans son propre camp, l’équation semblait insoluble. La primaire de la Belle Alliance Populaire sera donc placée sous l’ombre du doute et du président sortant.

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Deliveroo, à chaque course suffit sa peine

Par Tanguy Chapin

Vendredi 21 octobre, 19h40, un faible crachin embrasse la chaussée parisienne. Soudain, un vélo déboule par devers l’ombre orangée d’un feu. Affublé d’un maillot du Real, smartphone vissé sur le guidon, un coursier Deliveroo roule à tombeau ouvert sur la rue Molière. Le 21ème siècle a fait son œuvre : on ne mange plus pour vivre mais on livre pour manger. En un temps record.

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Aux grands joueurs, la passion reconnaissante

Par Tanguy Chapin 

Euro 1984. Luis Arconada, dernier rempart de la Roja, commet l’irréparable sur un tir apparemment insipide de Michel Platini. L’Espagne s’incline. Le traumatisme est immense. L’Ibère quitte Paris en paria. Son nom devient un terme universel pour désigner une erreur du gardien. Cruel football.

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